Prise en main du BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition

BQ a frappé fort au début de l’année en levant le voile sur une version spéciale de son Aquaris E4.5. Pourquoi spéciale ? Parce qu’elle est propulsée par une plateforme relativement atypique : Ubuntu Touch. Il est même un des premiers téléphones à en profiter et c’est précisément ce qui m’a donné envie de le prendre en main. Voici le récit de cette étonnante expérience.

Le BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition est un produit très demandé en ce moment, et le constructeur n’a ainsi pu me le laisser que durant quelques jours. Je ne vais malheureusement pas être en mesure de publier un test et il faudra donc vous contenter de cette prise en main.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 1

La boite du BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition.

Le bon côté de la chose, c’est que vous trouverez deux vidéos dans cet article. Si la première se concentrera sur les lignes du téléphone, la seconde vous permettra de voir à quoi ressemble Ubuntu Touch.

Caractéristiques Techniques

Mais avant d’aller plus loin, il faut nous arrêter pendant quelques instants sur la fiche technique du terminal.

Si vous vous attendez à un véritable foudre de guerre capable de rivaliser avec les ténors du genre, alors c’est sûr, vous risquez d’être déçu. Le BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition se positionne sur l’entrée de gamme et ses caractéristiques sont loin de valoir celles d’un Galaxy S6 ou d’un HTC One M9.

Voici donc ce que propose le téléphone :

  • Ecran IPS de 4,5 pouces.
  • Définition de 920×540, densité de pixels de 240 ppp.
  • Processeur MediaTek composé de quatre coeurs cadencés à 1,3 GHz.
  • GPU Mali 400 cadencé à 500 MHz.
  • 1 Go de mémoire vive.
  • 8 Go d’espace de stockage.
  • Capteur principal de 8 millions de pixels.
  • Caméra frontale de 5 millions de pixels.
  • WiFi 802.11 b/g/n, Bluetooth 4.0, 3G/3G+, Dual SIM.
  • Batterie de 2 150 mAh.

Le plus gros défaut de l’Aquaris, finalement, c’est l’absence de la 4G. Je sais qu’elle ne couvre pas l’intégralité du territoire, mais elle se développe de plus en plus. Et ce même dans les petites villes.

Bon point en revanche, il est proposé à un tarif plutôt agressif puisqu’il coûte 169,90 euros. Attention cependant car il n’est pas facile à trouver et il faut ainsi attendre les ventes flash organisées par BQ sur les réseaux sociaux pour mettre la main dessus.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 2

Jolie coque en plastique, pas vrai ?

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 3

Le terminal vu de profil.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 4

Jolie coque en plastique, pas vrai ?

Design & Ergonomie

Le téléphone se place dans la droite lignée des autres Aquaris et il ressemble évidemment beaucoup à l’E5 4G (testé ici). C’en est même la copie conforme. La seule différence se situant au niveau de ses dimensions.

Sa coque fait donc la part belle au plastique. Il est doux au toucher et il a en plus le mérite de ne pas être glissant. Le terminal est très léger en main et on retrouve cette fameuse bordure cassée propre à la gamme. Certains aimeront, d’autres moins. Je trouve pour ma part que ça lui donne du cachet.

L’Aquaris est dépourvu de boutons physiques ou sensitifs en façade. Il se pilotera entièrement par l’entremise de son écran tactile.

Le bouton permettant de déverrouiller le terminal se trouve sur la tranche droite, au dessus des deux boutons dévolus au contrôle du volume. Il est un peu trop haut à mon goût et il ne sera du coup pas facile de l’atteindre. Problématique, d’autant que ce sera le seul moyen pour l’activer, Ubuntu Touch ne gérant visiblement pas le fameux “double tap to wake” si pratique.

De l’autre côté, on va trouver deux trappes qui viendront accueillir nos cartes SIM. Il faudra impérativement utiliser l’accessoire fourni – ou une tête d’épingle – pour les sortir de leur logement. Fort heureusement, ce n’est pas le cas de la trappe de la carte micro SD, placée sur la tranche supérieure.

Puisqu’on en parle, sachez que c’est aussi là haut que se trouve la prise casque de l’appareil.

Le port micro USB est situé pour sa part sur la tranche inférieure du terminal, encadré par deux grilles dissimulant le microphone et les haut-parleur du téléphone.

L’Aquaris E4.5 Ubuntu Edition n’est peut-être pas parfait, mais il n’est pas déplaisant à regarder et on n’a pas forcément la sensation d’être sur de l’entrée de gamme.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 6

Les deux trappes dissimulant les cartes SIM ne peuvent s’ouvrir qu’avec un accessoire spécifique.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 7

Ce n’est heureusement pas le cas de la trappe de la carte micro SD.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 5

Le terminal est plutôt fin.

La Plateforme

Je ne vais pas vous mentir, Ubuntu Touch m’a beaucoup perturbé et il m’a fallu de longues heures pour trouver mes marques.

L’ergonomie de la plateforme est assez particulière, en fait. L’interface ne comporte aucun bouton. Pour naviguer d’un écran à l’autre, il faudra donc s’appuyer sur plusieurs “gestures” différentes.

Si vous voulez afficher le lanceur, il faudra ainsi effectuer un balayage horizontal de la gauche vers la droite. Il est totalement personnalisable et l’utilisateur pourra ainsi ajouter, modifier ou supprimer les raccourcis à la volée.

Tout en bas, on trouvera aussi une icône rouge renvoyant vers l’écran d’accueil de la plateforme.

Pour naviguer entre les applications ouvertes, un simple balayage de la droite vers la gauche suffira. Attention cependant car il y a deux options ici. Un geste court vous fera sauter d’application en application tandis qu’un geste long et appuyé fera apparaître la liste de tous les outils en cours d’exécution.

Le problème, bien sûr, c’est qu’il y a peu de différence entre les deux gestes et il arrive parfois que l’on fasse apparaître le multitâche complet alors qu’on souhaitait simplement revenir à l’application précédente.

Ubuntu Touch intègre aussi un menu dynamique, variant en fonction de l’application lancée. Il apparaît à l’écran lorsqu’on effectue un balayage du bas vers le haut. Le geste inverse affichera les paramètres et tous les outils de configuration associés, répartis au sein de plusieurs onglets.

En marge, il y a aussi les Scopes, qui fonctionnent un peu comme les cartes de Google Now.

Elles vont ainsi être capables de faire remonter des informations sur des écrans d’accueil interactifs. Celui dédié aux actualités ira chercher les derniers articles publiés par les médias pour nous les afficher sur une seule et même page. Un autre listera toutes les activités et toutes les choses à faire autour de notre position. Et ainsi de suite.

Ubuntu Touch est livré avec une dizaine de Scopes mais il est parfaitement possible d’en rajouter à la volée en allant fouiner dans le magasin de la plateforme.

Je n’ai pas eu le temps de trop fouiner du côté des applications. Sachez juste que l’Aquaris est livré avec tous les outils habituels : le carnet d’adresse, le navigateur, les SMS, le lecteur multimédia et ainsi de suite. La boutique semble assez bien achalandée mais je n’ai pas assez de recul pour juger.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 10

L’écran de verrouillage de Ubuntu Touch.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 9

Le double flash LED de l’Aquaris.

BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition : photo 8

On retrouve cette fameuse bordure à deux niveaux.

Premières Impressions

Je n’ai pas gardé le BQ Aquaris E4.5 Ubuntu Edition suffisamment longtemps pour pouvoir vous donner un avis construit et argumenté.

Ce que je peux vous dire, en revanche, c’est que le terminal est plutôt élégant, très léger et agréable à prendre en main. Sans être un foudre de guerre, il est assez puissant pour faire tourner correctement sa plateforme. Et si on ajoute à la liste un positionnement tarifaire ultra agressif, on obtient une jolie alternative aux ténors du genre.

Ubuntu Touch m’a laissé très perplexe au départ et j’ai eu beaucoup de mal à m’habituer à son ergonomie. Il y a des choses qui ne me paraissent pas forcément très logiques. Comme le fait de devoir afficher le dock pour trouver le bouton ramenant au Scope d’accueil, par exemple.

Je pense que Canonical aurait tout intérêt à s’appuyer sur des boutons physiques ou sensitifs pour nous aider à interagir avec sa plateforme.

En dehors de ça, Ubuntu Touch ne manque pas d’intérêt pour autant. Si vous avez l’occasion de le tester, lancez vous, il pourrait bien vous surprendre.