Le problème des débris spatiaux

Pour améliorer l’accès à Internet dans le monde, certaines firmes comme SpaceX prévoient d’envoyer des milliers de satellites dans l’espace, en orbite basse. Satellites qui viendront rejoindre d’autres appareils similaires, des appareils aux usages très diversifiés. Grâce à ces engins qui enregistrent des images aériennes et des données météorologiques, il est possible d’anticiper les catastrophes naturelles. Ils contribuent aussi à l’optimisation des méthodes de communication adoptées au quotidien.

Dans quelques années toutefois, les moyens déployés par l’ESA ne suffiront plus pour protéger les satellites des risques de collisions avec les débris spatiaux. Elle souligne d’ailleurs que les alertes reçues à ce sujet ne cessent de s’accroître.

Un satellite orbitant autour de la Terre

Crédits Pixabay

Au moins 26 000 fragments entourant la Terre sont recensés dans l’espace par la NASA, dont près de 3 000 satellites encore opérationnels gravitent autour de notre planète.

Les mesures de prévention des collisions à améliorer

Actuellement, l’Agence spatiale européenne travaille sur une technologie de pointe qui permettra d’éviter les collisions de manière automatisée. Nombre d’entreprises se sont aussi engagées dans une telle démarche au cours de ces dernières années. D’autres souhaitent carrément nettoyer l’orbite de notre planète.

Certaines solutions comprennent un mécanisme d’amarrage magnétique tandis que d’autres intègrent un système de propulsion à l’iode. Certains acteurs se servent aussi de harpons spatiaux géants.

Les satellites sont déviés de la trajectoire des menaces potentielles après une évaluation des risques de collision par les spécialistes de l’ESA. Ce changement d’orbite temporaire n’est exécuté que lorsque l’alerte est jugée sérieuse. Toutes les semaines, les notifications reçues  se comptent par centaines.

Faire du ménage pour minimiser les dégâts

Bien que la majorité des alertes n’entraînent pas d’actions correctives, l’agence intergouvernementale reconnaît qu’une manœuvre d’évitement reste coûteuse. Les instruments déplacés sont provisoirement désactivés.

Quant aux missions réalisées grâce à ces appareils, elles sont écourtées. Autrement, les experts chargés de la réalisation des projets spatiaux perdent un temps précieux et ne parviennent pas à récupérer les données dont ils ont besoin.

En revenant sur le rapport de la NASA, les débris aussi petits qu’un grain de sel sont susceptibles d’endommager des combinaisons spatiales. Ils se chiffrent à plus de 100 000. De même, les déchets aussi minuscules qu’une bille peuvent perforer les engins spatiaux. Plus de 500 000 débris de cette taille tournent autour de la Terre.

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