(Re)confinement : voici les produits considérés comme indispensables à la vente

En France, le reconfinement s’accompagne de nouvelles mesures qui ne font pas l’unanimité. Les petits commerçants jugés « non essentiels » sont les premiers à pousser un coup de gueule. Ces derniers s’insurgent face à leur obligation de fermer boutique pendant cette période de reconfinement, alors que les grandes enseignes peuvent continuer à accueillir du monde.

Les librairies indépendantes et les magasins de jouets font partie de ces petits commerces qui crient au scandale face à l’application de ce décret. D’après eux, les mesures mises en place récemment favorisent la « concurrence déloyale. »

Crédit : Pixabay – MichaelGaida

Face à la grogne de ces petits commerçants, des modifications ont été apportées à ce décret. Le 1er novembre 2020, le Premier ministre Jean Castex a annoncé que les grands magasins n’ont plus le droit de vendre des produits jugés non essentiels à compter du 3 novembre 2020.

Les produits d’hygiène sont priorisés

Dans la matinée du 3 novembre 2020, le Journal Officiel a publié un décret qui contient la liste de tous les produits considérés comme indispensables à la vente. 

« Les supermarchés, les magasins multi-commerces, les hypermarchés et les autres magasins de vente d’une surface de plus de 400m² » sont concernés par ce décret.

Dans la liste des produits jugés essentiels à la vente, on retrouve « les produits de toilette, d’hygiène, d’entretien et les produits de puériculture. » Les grands magasins devront fermer les rayons dédiés aux produits qui n’entrent pas dans cette catégorie et ne pourront « accueillir du public que pour les activités mentionnées au I. »

Un peu de répit pour les petits commerçants ?

L’application de ce décret devrait faire retomber la colère des petits commerçants qui se sont sentis lésés par les mesures prises précédemment par le gouvernement. Avant l’annonce de ce décret, les libraires indépendants ont pointé du doigt l’incohérence de certaines décisions gouvernementales.

En effet, ils ont été obligés de fermer leur porte. Pourtant, la Fnac continuait à accueillir du public. Pour le plus grand bonheur de ces libraires, la Fnac n’est plus autorisée à vendre de livres pendant cette période de reconfinement. Ce décret représente également une petite victoire pour les marchands de jouets.

Pour rappel, une dizaine de maires avaient signé un arrêté permettant à ces petits commerçants de continuer à exercer leurs activités malgré les mesures annoncées par le gouvernement.