Project Shadow : le “cloud gaming” à la française

Blade fait beaucoup parler d’elle depuis le début de la semaine et cela n’a rien de surprenant car cette petite entreprise française vient de lever le voile sur le Project Shadow, une plateforme de “cloud gaming” très prometteuse. Elle ira d’ailleurs plus loin que la plupart des services concurrents car elle permettra aux gamers de bénéficier d’un GPU dédié, et plus précisément d’une Nvidia GeForce GTX 1080 !

L’entreprise a opté pour une architecture hybride. En souscrivant au service, l’utilisateur pourra ainsi accéder à une machine virtuelle distante. Il partagera les ressources communes (CPU, RAM, stockage) avec d’autres personnes mais il profitera en plus de son propre GPU.

Shadow Blade

Blade veut réinventer le “cloud gaming” et il dispose de solides arguments pour y parvenir.

Un GPU dont il n’aura pas à partager les ressources, donc.

Project Shadow : le “cloud gaming”, et plus si affinités

Intéressant, mais ce n’est pas fini car sa machine virtuelle fonctionnera sous Windows 10 et il sera libre de l’utiliser comme il le souhaite et comme s’il s’agissait de son propre ordinateur. Il pourra donc installer ses programmes mais aussi des plateformes comme Steam, Origin, GoG ou même UPlay… avec tous les titres de ses différentes bibliothèques.

L’avantage de cette configuration, c’est que ces configurations matérielles ne seront pas figées dans le temps et elles évolueront ainsi en fonction des sorties.

Lorsque Nvidia lancera de nouvelles cartes graphiques, les serveurs seront automatiquement mis à niveau pour en profiter, sans aucun surcoût supplémentaire.

Chez nous, tout passera par un petit boitier offrant un encombrement équivalent à celui d’un Raspberry Pi. Boitier qu’il sera possible de brancher sur un téléviseur ou sur un écran d’ordinateur. Il fonctionnera comme un client léger traditionnel.

Il va falloir de la fibre pour profiter du service

Attention cependant car ce boitier ne sera pas donné et il devrait coûter entre 150 et 200 €. En marge, les utilisateurs devront aussi souscrire à un abonnement facturé plusieurs dizaines d’euros par mois. Les tarifs finaux n’ont pas encore été annoncés, d’ailleurs.

La solution risque d’être coûteuse, donc, mais ce n’est pas le plus gros problème. Non car pour profiter de ce service, il faudra impérativement être équipé d’une connexion très haut débit, l’ADSL n’offrant pas des débits suffisants.

Le Project Shadow sera proposé en version bêta à l’automne. Cette phase durera plusieurs semaines mais elle se limitera à une poignée de testeurs. Blade devrait communiquer davantage sur le sujet avant la fin de l’été et il est donc fort probable que nous n’ayons pas fini d’entendre parler de ce service.

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