Projet JEDI, le contrat cloud du Pentagone exacerbe la concurrence

Le Pentagone projette d’héberger ses données dans le cloud. Ce projet vise une gestion facile de données sur la défense nationale, l’analyse de données du personnel des régions via satellite ou encore la visée d’un avantage tactique en cas de bataille ou guerre.

Cela entre dans le cadre du développement de l’intelligence artificielle dans le domaine de la défense militaire.

Pentagone

Baptisé JEDI, ce projet des plus sensibles, mais aussi des plus importants en termes de valeur pécuniaire suscite l’engouement des prestataires en hébergement cloud. Le service de la défense des États-Unis s’enquiert sur la qualité des services d’hébergeurs cloud avant de fixer son choix.

Le contrat cloud du Pentagone est à l’origine d’une concurrence sans merci entre les prestataires en hébergement dans les nuages. Le financement proposé à est plus que motivant.

À combien s’élève le projet JEDI ?

Le projet JEDI traduit le désir du Pentagone de se conformer à l’évolution technologique quant à la conservation de données. L’hébergeur sera amené à sauvegarder au moins une grande partie des données du département, dont celles fonctionnant dans environ 4 millions d’appareils et manipulées par 3,4 millions d’utilisateurs.

Le contrat proposé par le département de la défense des États-Unis, d’une valeur de 10 milliards de dollars, dure 10 ans dont 2 ans au début et des formules de renouvellement sur 8 ans.

Qui sont les prétendants au contrat JEDI ?

Les grands noms du cloud computing s’intéressent au projet JEDI lancé par le Pentagone. Parmi ceux souhaitant gagner ce contrat, il y a Microsoft Corp, Oracle Corp, IBM… Jusqu’à présent, les préférences du département de la défense des États-Unis vont vers AWS ou Amazon Web Services d’Amazon Inc.

Il faut savoir qu’en 2013, AWS a déjà obtenu un contrat d’une valeur de 600 millions de dollars pour l’hébergement cloud des données du Central Intelligence Agency. L’entreprise démontre ainsi la fiabilité de son système de sauvegarde de données et de sécurité en cloud computing.

Des hébergeurs comme IBM et Oracle s’efforcent d’inciter le département de la défense des États-Unis à partager le contrat JEDI. En réponse, le Pentagone évoque les dangers de la dispersion de données stratégiques et confidentielles.