Projet Manta, le bateau nettoyeur des océans

Débarrasser l’océan de ses déchets plastiques, voilà la nouvelle mission que s’est fixé le célèbre navigateur franco-suisse Yvan Bourgnon, également fondateur de l’association The Sea Cleaners. Il a présenté en avril dernier la maquette d’un catamaran géant nettoyeur des océans, et fonctionnant à l’énergie solaire.

Baptisé le Manta, il sera capable de récupérer le plastique dans l’océan et en recyclera automatiquement une partie pour la transformer en carburant.

Projet Manta

Un projet pour sauver les océans de la pollution plastique

Chaque année, près de 9 millions de tonnes de déchets plastiques sont jetées dans la mer. Rien que dans le Pacifique Nord, un gigantesque champ de déchets – parfois surnommé le septième continent – s’étend sur plus de 1,6 million de kilomètres carrés.

Après un tour du monde de deux ans, durant lequel il a pu constater par lui-même cette pollution inquiétante des mers par les déchets plastiques, Yvan Bourgnon a décidé d’agir en trouvant un moyen efficace de nettoyer les océans. C’est ainsi qu’il a créé il y a deux ans l’association The Sea Cleaners. Et cette année il a présenté la maquette du Manta, son bateau autonome ramasseur de déchets.

Les atouts du Manta

Le Manta pourra ramasser jusqu’à 20 000 mètres cubes de plastique par an ! Le navire fonctionnant à l’énergie solaire est une véritable usine flottante de traitement de l’eau. Il peut trier et compacter les gros déchets plastiques avant de les ramener à terre pour les recycler. Une partie de ces déchets collectés permettra de faire avancer le bateau grâce à la pyrolyse, qui viendra en complément des panneaux solaires et des éoliennes du Manta. Les pyrolyses permettront de produire jusqu’à trois tonnes de carburant par jour pour alimenter les générateurs, fournir l’énergie nécessaire à l’équipage de 36 personnes à bord, etc.

Le Manta sera ainsi le premier bateau de 2 500 tonnes à être autonome en énergie. Mais le coût de fabrication du navire est estimé à 30 millions d’euros, et Bourgnon espère en produire plusieurs pour les déployer dans les zones contaminées comme les Philippines, l’Asie du Sud, le Nigeria, l’Amazonie… Si le projet Manta est essentiellement financé par des dons privés et des mécènes, Bourgnon espère toutefois que les États, les régions et les populations participeront également pour faciliter la mise en œuvre efficace du projet.

https://www.youtube.com/watch?v=MJ6O0Wcaw6A

Mots-clés écologie