Projet XS-1, le Pentagone a flashé sur Phantom Express

La DARPA, l’Agence américaine des projets avancés de la Défense, vient de faire le choix du constructeur de son futur lanceur réutilisable. Le rôle de ce système de lancement est de mettre en orbite des satellites, notamment dans le cadre du projet XS-1. L’agence veut par l’intermédiaire de ce dernier résoudre ses besoins de lancement fréquent de petits satellites de moins de 1,5 tonne.

Leur choix s’est ainsi posé sur le Phantom Express de Boeing. Les autres concurrents étaient le Masten Space Systems, associé à XCOR et le Virgin Galactic de Northrop Grumman. Au final, ce sera donc la division Phantom Works qui se chargera de la construction de l’engin, avec son moteur d’Aerojet Rocketdyne AR-22.

XS1

Les demandes de la DARPA sont assez précises. Les étapes de construction seront néanmoins étalées sur plusieurs années avant que le Phantom Express devienne pour de bon un XS-1.

Les demandes de la DARPA

La DARPA a besoin d’un lanceur qui pourrait lancer des petits satellites à raison de dix vols tous les dix jours. Il lui sera exigé la capacité de larguer près de 1.500 kilogrammes en orbite basse, pour le prix de cinq millions de dollars seulement. Ces satellites vont servir pour des missions militaires ou civiles, d’observation de la Terre et de télécommunications en orbite basse.

Sa nécessité devient une évidence en cas de conflit ou de catastrophes humanitaires ou environnementales de grande ampleur. En outre, le XS-1 doit pouvoir intervenir dans le remplacement d’autres satellites tombés en panne ou détruits lors d’un conflit militaire. C’est pourquoi il faut qu’il soit disponible à la demande.

Leur plan pour XS-1

Boeing prévoit de construire un véhicule démonstrateur pour 2019. Celui-ci sera d’abord testé au sol. Leur but sera d’observer la capacité du moteur à fonctionner avec dix allumages quotidiens pendant dix jours. Si les essais sont concluants, les tests de vol s’en suivront. Quinze à vingt vols de type hypersonique seront alors programmés.

Le XS-1 sera conçu pour voler à des altitudes suborbitales. Un autre étage non récupérable l’accompagnera à chaque fois. C’est lui qui va mettre la charge de la mission en orbite. Ce nouveau système devrait permettre la division par dix du coût normal de lancement, tout en multipliant considérablement la vitesse de vol.

Les premiers vols d’essai du lanceur XS-1 sont programmés en 2020. Si le projet réussi, les secteurs publics et privés vont pouvoir en profiter.

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