Proxima b aurait peu de chances d’accueillir une forme de vie extraterrestre

Proxima b intéresse beaucoup les astronomes en raison de ses nombreuses ressemblances avec la Terre. Toutefois, selon la NASA, la planète a peu de chances d’accueillir une forme de vie extraterrestre.

Découverte en août dernier, cette planète pas tout à fait comme les autres a fait couler beaucoup d’encre durant ces derniers mois et cela n’a rien de surprenant compte tenu de sa nature. Elle se trouve en effet autour de Proxima du Centaure et donc de l’étoile la plus proche du système solaire.

Proxima B

Mieux, Proxima b vient en plus se classer dans la catégorie des planètes rocheuses et elle se situe en plus dans la zone d’habitabilité de son astre.

Proxima b, la planète de tous les fantasmes

Plusieurs études ont eu lieu par la suite. En fin d’année, des chercheurs travaillant pour le CNRS et pour l’Université Aix-Marseille ont ainsi publié un article scientifique portant sur la topologie de la planète et plus précisément sur la potentielle présence d’un océan à sa surface.

Leurs conclusions avaient fait beaucoup de bruit à l’époque, et ce pour une raison assez simple : l’eau fait partie des composantes nécessaires à la vie.

Nathan Mayne, un astrophysicien originaire de l’Université d’Exeter, a été encore plus loin en début d’année en menant plusieurs simulations complexes afin de déterminer si Proxima b présentait réellement toutes les conditions nécessaires à l’apparition d’une forme de vie extraterrestre.

En compilant les données récoltées durant l’expérience, le chercheur et son équipe ont ainsi fini par déterminer que tout dépendait des caractéristiques de la période orbitale de la planète.

La NASA a elle aussi mobilisé une équipe afin de faire toute la lumière sur cette affaire et l’agence vient de rendre ses premières conclusions. Elles sont malheureusement loin d’être optimistes.

Un problème de rayonnement

Les chercheurs du Goddard Space Flight Center de la NASA ont donc transposé le modèle de la seule planète habitable connue – la Terre – à l’endroit où se trouve Proxima b. Ils ont ensuite fait appel à un modèle mathématique afin de déterminer l’impact potentiel du rayonnement de Proxima du Centaure sur la planète.

Cette étoile est en effet assez différente de la nôtre et elle vient ainsi se classer dans la catégorie des naines rouges.

Ce détail est loin d’être anodin. En compilant les données de la simulation, les scientifiques ont en effet réalisé que les rayonnements de l’étoile étaient très importants. Trop, en réalité. D’après eux, une naine rouge aussi active n’aurait aucune difficulté à pulvériser l’atmosphère d’une planète située à la distance de Proxima b.

C’est évidemment un problème, car l’atmosphère est la seule chose qui protège les organismes vivants sur une planète des rayonnements mortels des étoiles et de tous les corps filant à travers les galaxies.

Une planète dénuée d’atmosphère est donc totalement hostile à la vie. D’après cette simulation, Proxima b aurait donc peu de chances d’abriter une forme de vie, aussi primitive soit-elle.