Une psychologue sanctionnée par des photos trop sexy sur Instagram, vraiment ?

Instagram est une nouvelle fois le théâtre d’un fait divers. Plus tôt dans l’année, une certaine Kaat Bollen a indiqué avoir été sanctionnée par la Commission des psychologues en raison de photos trop sexy publiées sur la célèbre plateforme sociale. Mais voilà, comme souvent, il faut se méfier des apparences, et l’histoire est ainsi un peu plus compliquée que ne l’expliquent certains médias.

Difficile de passer à côté. Une simple recherche sur Google Actualités vous le confirmera, Kaat Bollen fait les choux gras de la presse en ce moment.

Une femme se tenant le visage dans les mains
Photo de Anthony Tran – Unsplash

Ce qui n’a, au final, rien de très surprenant. Ce n’est en effet pas tous les jours qu’une psychologue se voit sanctionnée par ses pairs en raison de photos jugées trop sexy.

Une psychologue flamande sanctionnée à cause de photos trop sexy ?

L’histoire commence l’année dernière. Tout est parti d’une plainte déposée par l’un des confrères de la Flamande. Ce dernier l’accusait de porter atteinte à l’image de sa profession. En cause, des clichés jugés trop osés publiés sur Instagram.

La plainte a porté ses fruits. La Commission des Psychologues a en effet donné raison au plaignant. De son côté, Kaat Bollen a bien entendu tenté de faire appel, mais en pure perte. La sanction a été maintenue.

La Flamande a alors rendu l’affaire publique par le biais d’une entrevue organisée par Het Laatste Nieuws et l’information s’est rapidement répandue à travers le web. Très vite, les critiques ont commencé à fuser envers la Commission, une Commission accusée de pudibonderie.

Pour ne rien arranger, les photos en question n’avaient, en plus, rien de choquant. Si la thérapeute apparaissait par exemple et sur l’une d’entre elles nue un verre de soda à la main, sa poitrine, son sexe et ses fesses restent dissimulés.

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Des photos qui n’avaient rien de choquant

L’idée, comme expliqué dans la description de cette image, n’était pas uniquement de se dévoiler, mais plutôt de faire prendre conscience aux internautes que le corps parfait n’existe pas et que les complexes sont inutiles. Une démarche s’inscrivant donc dans le bodypositivisme.

De son côté, le conseil de discipline saisi de l’affaire a fait valoir que le profil Instagram de la psychologue tombait dans l’espace public puisqu’il n’était pas privé, et que les images véhiculées étaient inévitablement reliées au contexte professionnel de l’autrice. Ce qui constituerait une violation du code de la déontologie.

Sauf que ces photos ne sont pas la seule raison pour laquelle la Commission a rendu ce verdict. En réalité, ce qui a également valu une sanction à la thérapeute, c’est une initiative purement mercantile. Kaat Bollen a en effet lancé une boutique de vente de sextoys, une boutique qui a fait l’objet de plusieurs campagnes publicitaires. Une action purement intéressée qui a influencé la décision du conseil.

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Une histoire de sextoys

D’après Het Laatste Nieuws, Kaat Bollen n’a d’ailleurs pas remis en question cette partie du jugement, uniquement celle qui a trait à ses photos. Elle a d’ailleurs modifié sa boutique afin de ne plus faire apparaître son titre et elle se présente ainsi seulement comme une sexologue.

De son côté, la thérapeute indique qu’elle n’a rien caché volontairement et qu’elle ne pensait pas que sa boutique lui créerait autant de problèmes, d’autant que de nombreux psychologues écrivent des livres et tirent directement profit de leurs ventes.

Reste que l’affaire a fait beaucoup de bruit, à un tel point que le ministre flamand de l’égalité des chances a annoncé son intention de s’entretenir sérieusement avec la Commission des Psychologues.

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