Publicités numériques : Google est accusé d’avoir enfreint la confidentialité des internautes en vendant leurs données de navigation

Google et des agences de publicité numérique ont récemment fait l’objet de plainte auprès des organisations de surveillance nationales de six pays de l’Union européenne, nous rapporte Reuters.

Plus précisément, l’Union des libertés civiles pour l’Europe, l’Open Rights Group, le groupe pour la liberté et des droits de l’homme et la Fondation Panoptykon ont ensemble porté plainte contre Google et des agences de publicité numérique auprès de régulateurs se trouvant en Croatie, à Chypre, en Grèce, à Malte, au Portugal et en Roumanie.

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L’objet de la plainte en question est que Google et les agences de publicité numériques ne respectent pas la confidentialité des internautes. En effet, les plaintes se sont succédé depuis 2018 dans 15 pays de l’Union européenne car ces acteurs de la publicité numérique auraient enfreint le droit à la vie privée des Européens de par leur manière de vendre des publicités aux annonceurs potentiels.

Les internautes ne sont pas avisés de l’utilisation de leurs données

Il faut effectivement savoir que Google et les sociétés membres de l’Interactive Advertising Bureau (IAB), un groupe de normes et de lobbying pour la publicité en ligne et qui compte plus de 650 membres, collecte l’historique de navigation des utilisateurs et la met à disposition de centaines ou même de milliers d’entreprises dans le cadre d’une enchère afin qu’elles y placent leurs publicités.

Le problème est que ces historiques de navigation comprennent des informations confidentielles concernant les internautes et ces derniers ne sont pas consultés pour leur demander leur consentement pour l’utilisation de leurs données.

Un modèle publicitaire invasif, nuisible et illégal, selon les plaignants

Orsolya Reich, qui représente l’un des groupes plaignants dans cette affaire contre Google et les agences de publicité numérique, a déclaré dans un communiqué qu’ « aujourd’hui, de plus en plus de groupes de la société civile en ont marre de ce modèle publicitaire invasif et demandent aux autorités de la protection des données de se dresser contre les pratiques nuisibles et illégales qu’elles utilisent ».  

Pour sa part, Google s’est défendu en disant qu’il obligeait les éditeurs à obtenir le consentement pour la publicité personnalisée et que « les acheteurs autorisés utilisant nos systèmes sont soumis à des politiques et des normes strictes ».

En tout cas, les plaignants ont exhorté les organes de protection de la vie privée des six pays interpelés à s’associer aux régulateurs en Irlande et en Belgique qui sont actuellement en train de traiter des plaintes similaires.