Puissance et maitrise de fusion nucléaire acquises en 2030

Tokamak Energy, une société privée de fusion nucléaire basée au Royaume-Uni, affirme avoir franchi une étape importante dans la réalisation de son projet. L’entreprise cherche à être la première société au monde à produire et commercialiser de l’électricité à partir de l’énergie de fusion. Elle compte concrétiser ce projet d’ici 2030.

Pour y parvenir, la marque se livre à un bon nombre d’expérimentations sur son réacteur de fusion expérimental ST40. Plus tôt dans l’année, la firme avait chauffé un plasma d’hydrogène à 15 millions degrés Celsius, soit une température plus élevée que celle du soleil dans son réacteur.

Ce test a été couronné de succès et la société prévoit déjà un autre test en 2019. Cette fois-ci, le réacteur devra supporter une chaleur de 100 millions degrés Celsius.

Un autre réacteur de fusion pour 2025

Ces tests ont pour objectif de mettre le réacteur ST40 à la température de fonctionnement nécessaire à la fusion nucléaire. Tokamak Energy compte construire un autre réacteur d’ici 2025 pour produire plusieurs mégawatts d’énergie de fusion. Le cofondateur de la société, David Kingham, a déclaré à Live Science que ce projet était vraiment excitant parce que les résultats obtenus par l’entreprise dépassaient ses espérances.

À l’heure actuelle, Tokamak Energy figure parmi les nombreuses sociétés qui misent sur la création de réacteurs à fusion capable de produire de l’électricité avant 2040.

D’ici là, le projet ITER en France devrait atteindre son premier plasma. Toutefois, rien ne garantit que ce réacteur pourra déjà créer une fusion nucléaire soutenue et encore moins qu’il puisse fournir de l’électricité.

Davantage d’investissement dans les réacteurs de fusion

La réaction nucléaire qui fait que le Soleil brûle durant des milliards d’années est la fusion nucléaire de l’hydrogène avec de l’hélium. Les projets de fusion tels que les réacteurs Tokamak Energy et les réacteurs ITER visent également à faire chauffer de l’hydrogène, mais à une température beaucoup plus élevée et à une pression beaucoup plus basse que celles qui existent à l’intérieur du Soleil.

Cette méthode de production d’électricité entraînerait théoriquement moins de déchets radioactifs que les réacteurs à fission. Néanmoins, Daniel Jassby, physicien au Princeton Plasma Physics Laboratory et chercheur dans le domaine de la fusion nucléaire, averti que les déchets radioactifs émis par les réacteurs de fusion demeurent encore importants.

Cela n’empêche pas plusieurs sociétés d’investir dans de nombreux projets de réacteurs de fusion comme le TAE en Californie, le General Fusion en Colombie-Britannique, la fusion faisceau cible de l’Agni Energy, une société basée à Washington ou encore le réacteur à fusion compact développé par Lockheed Martin, en Californie.