Quand de gros sites d’actualité se retrouvent à héberger, malgré eux, des vidéos pornos hardcores

Hier, le Washington Post, le New York Magazine, Mashable et d’autres gros sites ont eu la désagréable surprise de constater que certaines de leurs pages hébergeaient du contenu porno hardcore. Et tout ça à cause d’une ancienne plateforme vidéo disparue.

A une époque pas si lointaine, YouTube n’était pas le seul à régner en maître sur le marché de la vidéo. Le géant devait en effet composer avec plusieurs concurrents tels que Vimeo, Dailymotion ou encore Vidme.

Un homme se tenant le visage dans les mains
Image par StockSnap de Pixabay

Vidme, toutefois, avait un positionnement un peu différent. Lancé en 2014, il permettait bien entendu aux internautes d’héberger leurs vidéos, mais il tenait aussi un peu de Reddit.

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La faute à Vidme

Si le service n’a jamais réussi à s’imposer en Europe, il a tout de même connu son heure de gloire aux Etats-Unis. Du moins pendant un temps. Après plusieurs tours de table à grands coups de plusieurs millions de dollars, ses fondateurs ont finalement annoncé sa fermeture le 1er décembre 2017 après quatre ans d’activité.

Il faut dire aussi que YouTube était en plein essor, et que des plateformes comme Instagram cartonnaient de plus en plus.

Après avoir été racheté une première fois par Giphy, sans grand changement, Vidme a changé une nouvelle fois de propriétaire en 2021 et son nom de domaine a ainsi été racheté par une entreprise spécialisée dans les contenus pour adultes.

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Des dizaines de gros médias touchés

La suite, vous la connaissez déjà. L’entreprise en question a publié une bonne partie de son catalogue sur son nouveau site et les anciennes vidéos intégrées sur les pages de nombreux médias ont alors commencé à diffuser du contenu porno hardcore.

La plupart des gros médias touchés ont réussi à régler la situation et à supprimer les vidéos incriminées, mais il semblerait que certaines séquences soient encore en cours de diffusion sur d’autres sites.

Si vous avez utilisé Vidme par le passé, il sera donc préférable de prendre un moment pour contrôler vos anciennes pages et faire un petit coup de ménage.

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Loin d’être d’un cas isolé

Il faut d’ailleurs noter que ce problème est loin d’être un cas isolé. Les noms de domaine changent en effet de main fréquemment et il arrive par exemple que d’anciens services soient rachetés par des personnes peu recommandables, des personnes qui profitent de leur gloire passée pour promouvoir du contenu répréhensible ou douteux.

Et bien sûr, lorsque votre site comprend plusieurs dizaines de milliers de pages, ça complique un peu la tâche.

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