Quand Google dénonce un amateur de pédopornographie

Un homme originaire de Redwood City a été placé en détention. Il est accusé d’avoir téléchargé plus de 500 contenus de nature pédopornographique et il doit son arrestation à… Google.

L’histoire commence en juin. Un internaute a commencé à télécharger des images pédopornographiques à partir d’un salon de discussion privé consacré à ce type de contenus. Comme le rapporte le Daily Post de Palo Alto, Google a fini par avoir vent de l’histoire et la firme a alors immédiatement prévenu les autorités.

Un homme se tenant le visage dans ses mains
Crédits Pixabay

Steve Wagstaffe, le procureur du district, a immédiatement ouvert une enquête et cette dernière a permis aux autorités de mettre un nom sur le pseudo utilisé par l’internaute : Ariel Torres, un homme de 44 ans originaire de la ville Redwood City.

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Google a détecté qu’il téléchargeait des images pédopornographiques

Après avoir obtenu un mandat auprès d’un juge, la police est intervenue à son domicile le 19 août. Elle a alors passé l’ensemble de ses appareils au crible, pour découvrir la présence de plusieurs centaines d’images à connotation pédopornographique.

Et donc des images dépeignant des mineurs en train de s’adonner à des actes sexuels.

En fouillant son domicile, les enquêteurs ont aussi découvert un taser, des sous-vêtements pour femmes et des accessoires divers et variés.

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Le procureur a immédiatement ouvert une enquête

Ariel Torres a été immédiatement placé en détention. Il sera reçu une première fois par un juge lundi prochain. Jusque là, il restera en prison, avec une caution de 1 000 $. Dans le cas où il s’acquitterait du montant exigé par le procureur, il devra impérativement rester à 100 mètres des écoles, des parcs et de tous les autres lieux où les enfants se réunissent.

En outre, il n’aura plus le droit de supprimer le moindre contenu de ses appareils, ou même d’utiliser des applications de chiffrement.

Il comparaitra devant le tribunal du district le 1er septembre prochain.

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Il y a eu des précédents

Google, comme bon nombre d’acteurs du marché, a toujours combattu la pédopornographie, soit en limitant l’accès à ces sites, soit en collaborant avec les forces de police. En 2014, par exemple, la firme de Mountain View avait communiqué des informations à la police après que ses outils d’analyse aient détecté des contenus répréhensibles.

L’homme avait alors été placé en détention et condamné.

Dans ce cas précis, le Daily Post n’a pas donné de détails techniques. On ignore donc comment Google a eu vent des exactions de l’homme.

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