Quand Google Maps aide l’accusation à casser le témoignage d’un prévenu

Google Maps a été utilisé par le procureur de Nanterre pour casser le témoignage d’un prévenu alors qu’il se trouvait sous le coup d’une interdiction de territoire dans les Hauts-de-Seine suite à une affaire de stupéfiants.

L’affaire remonte au 28 décembre et a été rapportée par la Gazette. Le prévenu, un homme âgé d’une vingtaine d’années, a été arrêté au volant d’une voiture sur l’autoroute A86, non loin de Nanterre, alors qu’il était en train de téléphoner au volant. En vérifiant son identité, la patrouille a alors eu la surprise de découvrir qu’il se trouvait sous le coup d’une interdiction de territoire dans les Hauts-de-Seine.

Une carte routière

Crédits Pixabay

Lors de sa comparution devant le tribunal de la ville, l’homme s’est défendu en indiquant qu’il se rendait chez sa famille au Vésinet, dans les Yvelines, depuis Argenteuil, dans le Val d’Oise.

Il dit ne pas avoir eu le choix de la route, le procureur lance Google Maps

Cette route était en effet d’après lui la seule à relier les deux villes et il lui était donc impossible de passer par un autre axe.

Peu convaincu par ses explications, le procureur a alors vérifié l’itinéraire du prévenu sur Google Maps, ce qui lui a permis de faire voler sa défense en éclat. Un autre itinéraire était en effet remonté par la solution de cartographie, un itinéraire qui lui aurait permis de se rendre chez sa famille sans pour autant enfreindre son interdiction de territoire.

De son côté, la présidente de la séance a indiqué que sa destination importait peu, du moment qu’elle ne le pousse pas à passer dans le 92. Pour ne rien arranger, le procureur a également fait valoir le fait que l’homme avait déjà violé cette interdiction par le passé.

Google Maps ne se limite plus au calcul d’itinéraires

L’avocat de la défense, pour sa part, a tenté d’expliquer que l’interdiction dont faisant l’objet son client lui interdisait de séjourner dans le département, et non d’y passer. La présidente a cependant rappelé que la loi exacte évoquait une interdiction “de paraître”.

Le prévenu a finalement été condamné à une peine de trois mois de prison aménageable. L’histoire ne dit pas s’il compte faire appel.

Si l’anecdote est amusante, elle prouve une nouvelle fois que l’intérêt de Google Maps ne se limite pas au calcul d’itinéraire ou même à la consultation de l’état du trafic routier. En réalité, la solution s’est démocratisée et popularisée à un tel point qu’elle fait désormais partie de notre quotidien. Les particuliers ne sont d’ailleurs pas les seuls à avoir recours à ses services et les chercheurs l’utilisent également de plus en plus pour leurs recherches, avec parfois de très belles découvertes à la clé.

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