Quand le printemps s’impose sur Mars

Mars est différente de la Terre à de nombreux égards. Toutefois, tout comme la planète de vie, elle est aussi animée par des saisons. Durant une année martienne, l’hémisphère sud de la planète passe successivement par un printemps, un été, un automne et un hiver, mais son hémisphère nord traverse uniquement un hiver et un été. Néanmoins, rappelons qu’une année martienne est d’environ 687 jours terrestres.

Les saisons martiennes ne correspondent donc pas à celles de la Terre. De plus, leurs durées peuvent varier, à cause des propriétés particulières de l’orbite de Mars. En tout cas, leurs caractéristiques sont désormais mieux connues, grâce aux différents engins qui scrutent la planète.

Credit: ESA/Roscosmos/CaSSIS, CC BY-SA 3.0 IGO

Récemment, l’ESA a révélé deux images du printemps martien. Les photos ont été prises plus tôt dans l’année par une caméra de l’ExoMars Trace Gas Orbiter (TGO). Elles montrent des changements au niveau de la surface de la planète.

Une fascinante sublimation

L’une des photos montre des changements au niveau d’un champ de dunes situé dans la région du pôle Nord martien. Durant l’hiver, cette zone était recouverte d’une fine couche de glace de dioxyde de carbone. Lorsque le printemps est arrivé, celle-ci s’est métamorphosée en vapeur d’eau, sans passer par une phase liquide.

En observant le cliché, l’on peut constater que ce phénomène de sublimation se produit de bas en haut. Selon les experts, durant l’hiver, le gaz était emprisonné entre la glace en bas et le sable en haut. Sous l’effet de la chaleur, le gaz s’est violemment échappé avec du sable foncé.

Deux types de dunes sont visibles sur l’image : celles qui sont semblables à celles de la Terre et celles d’un autre genre, appelées barkhanes. Ces dernières sont des dunes en forme de croissant. Les parties incurvées indiquent la direction où pointe le vent.

Des matières volatiles piégées dans un cratère ?

L’autre cliché montre un cratère auquel les chercheurs n’ont pas encore donné un nom. Le trou est rempli de matériau inconnu d’apparence ridée. Les chercheurs pensent que celui-ci est constitué de roches, de la glace ou du givre et d’autres résidus de sol. Ils soupçonnent que l’endroit recèle encore des matières volatiles comme de la glace d’eau.

Les images ont été capturées grâce au Colour and Stereo Surface Imaging System (CaSSIS), la caméra à haute résolution de TGO.

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