Quand le régulateur des transports à Londres refuse d’accorder une nouvelle licence à Ola, le concurrent d’Uber

Ola risque de perdre son droit d’exercer à Londres. Après près de huit mois de service au sein de la capitale britannique, la plateforme indienne de taxis s’était vu refuser le renouvellement de sa licence. Transport for London (TfL), l’autorité qui s’occupe des transports à Londres, a invoqué la sécurité publique pour justifier cette interdiction.

Si l’on en croit TfL, Ola aurait travaillé avec des chauffeurs sans permis depuis son lancement à Londres au mois de février. Les conducteurs en question ont effectué plus de 1000 trajets, mettant ainsi en danger la sécurité des passagers. L’entreprise de covoiturage a bien évidemment signalé ces infractions. Cependant, elle ne l’a pas fait à temps.  Ola aurait dû informer le régulateur du transport à Londres dès la découvert les défaillances.

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TfL a officialisé sa décision en publiant un communiqué de presse dimanche dernier.

Ola surveillé de près par TfL

Insatisfait de la décision prise par TfL, Ola compte faire appel. L’entreprise de covoiturage « dispose de 21 jours pour le faire ». L’opérateur de véhicule de location peut toutefois continuer à proposer ses services de transport aux Anglais en attendant la suite de cette affaire.

Marc Rozendal, directeur général d’Ola au Royaume-Uni, indique dans une déclaration que des efforts sont en train d’être déployés pour résoudre les « problèmes soulevés de manière ouverte et transparente». Quoi qu’il advienne, Rozendal est convaincu qu’Ola est en mesure « d’assurer une mobilité sûre et fiable pour Londres ». Cela tombe à pic dans la mesure où, dorénavant, TfL ne quittera plus l’entreprise indienne d’une semelle.

« Nous examinerons de près la firme pour nous assurer que la sécurité des passagers n’est pas compromise », a déclaré Helen Chapman, directrice des licences, de la réglementation et de la tarification de TfL dans un communiqué publié le 4 octobre 2020.

Uber, le concurrent d’Ola est de retour à Londres

Uber a vécu la même histoire. L’année dernière, TfL avait également suspendu la licence du grand rival d’Ola pour des raisons de sécurité. Des enquêtes ont montré que le système d’Uber comportait des failles.

Les conducteurs non autorisés pouvaient notamment prendre des passagers en téléchargeant leurs photos sur les comptes de leurs confrères.

Après avoir fait appel de la décision, Uber a obtenu, lundi dernier, un nouveau permis, lui permettant d’opérer à nouveau à Londres pendant 18 mois.

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