Quand le revenge porn contraint une élue en poste à démissionner

Le Revenge Porn ne cible pas uniquement les adolescentes ou les starlettes. Katie Hill en sait quelque chose. Cette élue en poste a en effet présenté sa démission suite à la divulgation de plusieurs photos intimes la concernant.

Katie Hill, de son vrai nom Katherine Lauren Hill, est une membre du Parti démocrate américain et elle est également la représentante de la Californie à la Chambre des représentants. Poste qu’elle occupe depuis les élections de l’année dernière.

Facepalm

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Ou en tout cas qu’elle occupait puisqu’elle a récemment présenté sa démission.

Une relation adultère et des photos publiées en ligne

Le dimanche 27 octobre, Katie Hill a en effet publié un message sur Twitter pour annoncer qu’elle renonçait à son poste au Congrès américain :

« C’est le coeur brisé que j’annonce aujourd’hui ma démission du Congrès. C’est la chose la plus difficile que j’aie jamais eu à faire, mais je pense que c’est aussi le meilleur choix pour mes électeurs, pour ma communauté et pour notre pays ».

Si l’élue a pris cette décision difficile, c’est principalement suite à la publication de plusieurs photos intimes la mettant en scène, des photos accompagnées de révélations portant sur sa vie sexuelle.

Ouvertement bisexuelle, Katie Hill se trouve actuellement en plein divorce suite à une relation extra-conjugale avec une jeune femme membre de son équipe de campagne. Non contente de se retrouver dans une situation particulièrement inconfortable – le divorce reste mal vu aux États-Unis – l’élue a également dû faire face à ce qu’elle désigne comme une campagne de calomnie prétendument orchestrée par son ex-mari.

D’après elle, ce dernier serait en effet responsable de la divulgation de plusieurs photos intimes la présentant dans son plus simple appareil, des photos massivement partagées sur Internet.

Une affaire aux relents de sexisme

Ce n’est cependant pas la seule raison qui explique son choix. Si Katie Hill a présenté sa démission, c’est également en raison d’une enquête lancée par la Chambre des représentants. Il est en effet interdit pour un élu d’avoir des relations sexuelles avec ses subordonnées.

Lorsque l’affaire a éclaté au grand jour, la Chambre des représentants a donc pris la décision d’ouvrir une enquête. Néanmoins, il ne lui a pas été demandé de démissionner pour autant.

En réalité, cette affaire crée pas mal de remous aux États-Unis. Beaucoup en appellent en effet au sexisme, arguant que des élus masculins étaient toujours en poste après avoir été accusés d’agressions sexuelles. À commencer par l’actuel locataire de la Maison-Blanche.

Et dans ce cas, la situation est bien entendu très différente puisqu’il s’agissait d’une relation consentie entre les deux partis.

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