Quand les Airbnb deviennent des maisons de passe

La pandémie n’a épargné personne. Tous les secteurs d’activité ont été touchés de plein fouet par la crise qu’elle a engendrée. Les travailleurs du sexe font partie de ceux qui ont souffert des conséquences de cette crise. Certains d’entre eux se sont tournés vers des plateformes comme OnlyFans pour continuer à se faire de l’argent. D’autres ont trouvé des solutions plus inattendues.

Comme nous le révèle le site Vice, certains travailleurs du sexe comptent désormais sur les Airbnb pour continuer à exercer leur profession. Des propriétaires se sont confiés au micro de nos confrères et ont déclaré que leurs logements en location étaient devenus des maisons de passe. Au vu des témoignages recueillis par Vice, cette pratique est de plus en plus répandue.

Le ventre d'une femme dans la pénombre
Crédits Pixabay

Face à cette situation, les propriétaires ont décidé de prendre des mesures. Certains d’entre eux ont notamment augmenté le prix de la location pour dissuader les réseaux de prostitution.

Des allées et venues incessantes

Julien fait partie de ces personnes dont le logement a été transformé en maison de passe. Ce dernier, qui a souhaité conserver son anonymat, s’est confié sur l’expérience qu’il a vécue dernièrement. D’après lui, une cliente a loué son appartement il y a deux mois de cela sur Airbnb.

Aux dires de cette femme, elle venait souvent à Paris pour le travail.

Elle est devenue une cliente fidèle de Julien qui ne se doutait de rien au départ. Ce n’est qu’après avoir reçu un appel d’un voisin qu’il a commencé à avoir des soupçons sur les activités de cette dernière. D’après Julien, on lui a raconté qu’il y avait souvent des allées et venues dans cet appartement, qu’il fasse jour ou nuit.

Une pratique de plus en plus fréquente

Ces déclarations n’étaient pourtant pas suffisantes pour accuser la cliente. Julien a donc pris les choses en main. Après avoir espionné l’immeuble, il a décidé de faire le ménage dans l’appartement une fois que la cliente avait quitté les lieux. Ses soupçons ont alors été confirmés.

« Il n’y avait rien de vraiment choquant à part quelques tâches suspectes sur les draps. Mais quand j’ai ouvert la poubelle, j’ai compris que mon voisin avait raison. Il y avait au moins une dizaine de préservatifs usagés. »

Et Julien n’est pas un cas isolé. Laurent, un propriétaire Airbnb, a également déclaré qu’il avait un jour loué l’un de ses appartements à une Russe qui travaillait pour un site d’escort.

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