Quand les femmes à travers le monde font front contre la misogynie sur Internet

Sur le Net, des femmes du monde entier ont décidé de s’allier pour lutter contre le machisme en ligne. Ces dix dernières années, les attaques misogynes n’ont cessé de se multiplier sur internet. Des femmes de tout âge, des jeunes filles en particulier, sont victimes de « pornographie non consensuelle. » Des photos intimes d’elles ont été partagées sur le web à leur insu.

Le mouvement est mené par plusieurs militantes très actives à l’image de Katelyn Bowden, Emma Holten ou encore Saba Eitizaz. Chacune d’elles habite dans un pays différent, mais toutes partagent la même expérience. Elles ont été victimes d’attaques ou d’abus en ligne.

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C’est ainsi qu’elles ont décidé d’unir leur voix et leur force pour non seulement dénoncer cette pratique, mais aussi pour encourager les victimes à ne pas se laisser faire.

Harcèlement et pornographie non consensuelle

La pornographie non consensuelle se définit comme le fait de partager sur Internet des photos et vidéos nues d’une personne sans qu’elle ait donné son accord. Dans 90 % des cas, ce sont les femmes qui sont victimes de cette pratique. C’est notamment le cas de Katelyn Bowden et Emma Holten dont les photos intimes ont été largement diffusées sur la toile.

Les deux jeunes femmes racontent avoir ensuite été victimes de harcèlement. Leurs photos ont été partagées encore et encore, allant jusqu’à apparaitre dans les résultats de recherche Google. Cela n’a pas été sans impact sur leur vie sociale et professionnelle : « Est-ce que je pourrai postuler pour un emploi ? Comment se passera ce premier rendez-vous ? » se demandait Emma à chaque fois qu’elle devait chercher du travail.

Halte aux attaques misogynes en ligne !

Souvent, quand une femme est la cible d’attaques machistes en ligne, elle est forcée de quitter Internet. Katelyn, Emma et Saba encouragent au contraire les victimes à ne pas se laisser faire et se dresser contre ce genre de pratique. Katelyn a même fondé un groupe baptisé BADASS qui apprend à reprendre le contrôle de son image sur Internet après avoir subi une attaque de pornographie non consensuelle ou de revenge porn.

Les réseaux sociaux ont également décidé d’agir. C’est notamment le cas de Facebook qui a mis en place un service qui empêche le partage et le téléchargement de photos « intimes » sans l’autorisation de leur propriétaire.

Les efforts continuent pour tenter d’endiguer. Même s’il y a encore du chemin à faire, les résultats sont pour le moment encourageants.