Quand les scientifiques étudient les atomes des grains de poussière lunaire

Actuellement, des scientifiques américains tentent de percer les secrets des atomes des grains de poussière lunaire. Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont utilisé des matières premières provenant de la dernière mission lunaire Apollo 17, qui a eu lieu en 1972.

La scientifique Jennika Greer a indiqué que le grain de poussière lunaire utilisé pour cette étude a été soumis à une technique innovante de tomographie par sonde atomique. « C’est la première fois qu’un échantillon lunaire est étudié de cette manière. Nous utilisons une technique dont beaucoup de géologues n’ont même pas entendu parler. » a-t-elle indiqué.

Poussière Lune

Crédits NASA – Image agrandie

Cette étude a fait l’objet d’une publication dans la revue « Meteoritics & Planetary Science. »

Un grain de poussière décomposé en plusieurs atomes

Jennika Greer a expliqué qu’elle avait étudié un seul grain de poussière lunaire. En envoyant l’échantillon lunaire dans une sonde atomique de l’Université de Northwestern, la scientifique a réussi à extraire un à un les atomes de ce grain.

Jennika Greer et ses collaborateurs ont réussi à reproduire une carte 3D à l’échelle nanométrique des poussières lunaires. Grâce à une technique qui consiste à l’utilisation de point codé par couleur pour chaque atome, les scientifiques ont pu obtenir une image distincte des atomes présents dans l’échantillon qu’ils ont étudié.

Un grain de poussière qui a livré une partie de ses secrets

En analysant ce grain de poussière lunaire, Jennika Greer a annoncé avoir découvert des produits d’altération spatiale, de l’eau, de l’hélium et du fer pur. Ces éléments proviendraient de l’interaction du sol lunaire avec l’environnement spatial.

C’est grâce à une technique utilisant une pointe de taille nanométrique que les scientifiques ont pu réaliser une observation en profondeur de ce grain de poussière. À termes, les chercheurs espèrent s’en servir pour essayer d’en savoir plus sur ce qui se cache sous la surface lunaire. D’après Jennika Greer, les chercheurs devraient se tourner de plus en plus vers cette nouvelle technique.

« C’est très bien pour caractériser de manière exhaustive de petits volumes d’échantillons précieux. Nous avons ces missions vraiment passionnantes comme Hayabusa 2 et OSIRIS-Rex qui reviennent bientôt sur Terre, des vaisseaux spatiaux sans équipage qui collectent de minuscules morceaux d’astéroïdes. C’est une technique qui devrait certainement être appliquée à ce qu’ils ramènent car elle utilise si peu de matériel, mais fournit tant d’informations. »

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