Quand les sujets du nouveau bac se retrouvent sur Twitter et Instagram

Les élèves de première inaugurent en ce moment, du 20 janvier au 28 février, les épreuves communes de contrôle continu (E3C) comptant pour le nouveau bac. Le problème c’est que les épreuves se déroulant à des dates différentes selon les lycées.

Du coup, les élèves qui ont déjà passé les épreuves les mettent en ligne sur Twitter et Instagram pour les suivants.

Facepalm

Crédits Pixabay

Les sujets des E3C disponibles sur les réseaux sociaux

Pour rappel, les épreuves communes de contrôle continu sont des épreuves de maths (en série technologique), de langues (A et B) et d’histoire-géo qui vont compter dans le calcul de la note finale du bac en 2021. D’autres épreuves de contrôle continu sur ces matières sont également prévues pour le troisième trimestre et le deuxième trimestre de terminale. Les E3C compteront en tout pour 30% de la note totale dans le nouveau bac.

Le problème c’est le calendrier des épreuves, car tous les lycées ne composent pas en même temps. Les établissements sont en effet libres d’organiser les E3C aux dates qui leur conviennent. Les élèves qui ont fini ont donc le temps de publier les épreuves pour les autres. Ainsi, de nombreux comptes Instagram et Twitter sont apparus ces derniers jours postant des photos de sujets de bac fournies par des lycéens à la sortie de leurs E3C.

C’est le cas du compte Instagram « e3c_sujets », avec plus de 40 000 abonnés, qui fait fureur en ce moment chez les adolescents.

 Des “fuites” qui n’inquiètent pas le ministère

Les sujets des E3C sont choisis par chaque chef d’établissement dans une banque numérique de 1 707 sujets mise en ligne à la mi-décembre par le ministère. Ce qui réduit les chances que les élèves tombent sur des sujets qu’ils ont vus circuler. Enfin, pas tout à fait, puisque pour l’histoire-géo (576 sujets mis en ligne) les enseignants ont choisi les sujets qui portent sur la partie du programme déjà couverte. Ce qui évidemment augmente les chances de tomber sur quelque chose qui a déjà filtré.

Cependant, la situation ne semble pas être préoccupante du côté du ministère de l’Éducation nationale. Car dans l’entourage du ministre, on estime que “si un candidat a travaillé les dix questions qu’il a vues circuler sur Internet, tant mieux pour lui, il sera bien préparé”.

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