Quand un enfant prend le contrôle du Twitter du commandement des armes nucléaires

Un curieux tweet du Commandement américain des armes nucléaires a intrigué dimanche 28 mars dernier. Il s’avère qu’un enfant était derrière cette publication.

L’United States Strategic Command (STRATCOM) est l’un des composants du Commandement interarmées et permanent des Forces armées des États-Unis. Cet organe militaire basé dans le Nebraska contrôle l’intégralité de l’arsenal nucléaire américain. Dans la soirée du dimanche 28 mars, son compte Twitter a tweeté : « ;l;;gmlxzssaw ». Le curieux texte est rapidement devenu viral avec des milliers de mentions j’aime et de retweets. Mais il a suscité de nombreuses interrogations. Les internautes, du moins une part considérable, ont pensé à un piratage. De leur côté, les partisans des théories du complot de QAnon ont évoqué un message codé.

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Ayant remarqué l’incident, l’administrateur du compte a ensuite publié un mot d’excuse : « Nos excuses pour cette confusion. Veuillez ignorer ce tweet ».

La bêtise d’un enfant

La bonne nouvelle est que le STRATCOM n’a pas été la cible d’un piratage. Les États-Unis n’étaient pas non plus proches de lancer une attaque nucléaire sur la Corée du Nord. En fait, il s’agissait d’une publication qui a été faite par un enfant ayant eu accès à un ordinateur du Commandement utilisé pour les relations publiques.

Un journaliste du quotidien en ligne The Daily Dot a ainsi invoqué le Freedom Of Information Act (FOIA). Cette loi américaine a obligé l’organe militaire à expliquer l’incident : « le responsable Twitter du Commandement, alors qu’il était en télétravail, a momentanément laissé le compte Twitter du Commandement ouvert et sans surveillance. Son très jeune enfant a profité de la situation et a commencé à jouer avec les touches et, malheureusement, à son insu, a posté le tweet ».

Pas la première fois…

Ce type d’erreur n’est pas une première pour le Commandement stratégique américain. En septembre 2017, l’organe militaire a partagé un tweet amusant sur de nouveaux satellites. Mais la phrase du message était incomplète. Par ailleurs, le STRATCOM a reçu des critiques à propos de son compte Twitter en avril 2017 en partageant un article du média de propagande d’extrême droite Breitbart. À noter que le média en question possède une rubrique consacrée aux crimes perpétrés par des personnes de couleur.