Quand un professeur d’université continue d’enseigner… même après sa mort

Si vous vous attendiez à une histoire délirante de morts qui reviennent à la vie, vous risquez bien d’être déçu. Ceci étant, la nouvelle qui suit risque de vous intéresser, surtout quand on parle d’un enseignant décédé qui continue à faire des cours en ligne.

Pour la petite histoire, François-Marc Gagnon, était un professeur qui exerçait (de son vivant) à l’Université Concordia (Canada). Mais par le biais de ses conférences vidéo qui font toujours office de cours en ligne pour les étudiants, et qui ont été enregistrées bien avant la pandémie de COVID-19, le regretté professeur Gagnon enseigne toujours.

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Bien évidemment, grâce à la technologie et étant donné la situation sanitaire actuelle, les cours en ligne ont actuellement la côte. Mais le fait est que cette méthode ne plaît pas à tout le monde. Surtout quand le cours est dispensé par un professeur déjà mort. D’ailleurs, le tollé fuse actuellement par rapport aux droits liés à la propriété intellectuelle ainsi qu’à l’utilisation des enregistrements faits par le défunt professeur.

De nos jours, la mort n’est plus une limite pour enseigner

Ainsi, bien avant sa mort, survenue le 28 mars 2019, le professeur François-Marc Gagnon avait enregistré d’innombrables vidéos où il partageait son savoir. Par la suite, par l’intermédiaire de ces enregistrements, après la mort de Gagnon, les étudiants de l’Université Concordia pouvaient encore assister à ses cours, et ce, jusqu’à maintenant.

Soit dit en passant, les cours en ligne sont autant bénéfiques aux instituteurs qu’aux étudiants, ne serait-ce que pour l’aspect sanitaire du procédé étant donné la situation sanitaire actuelle. Ainsi, avec les conférences enregistrées, les étudiants peuvent encore correctement suivre les cours de leur professeur, que ce dernier soit vivant ou mort.

Et comme nous le montre le cas du professeur François-Marc Gagnon, grâce à l’utilisation des cours enregistrés, les morts peuvent continuer d’enseigner.

Après sa découverte, la méthode est loin de faire l’unanimité

Pour l’anecdote, c’est l’un des étudiants qui assistent aux cours du professeur Gagnon qui a découvert le pot aux roses. Et il n’a pas manqué de partager sa découverte sur les réseaux sociaux. Et justement, les principaux détails qui ont fait réagir les internautes, ce sont les droits liés à la propriété intellectuelle et à la (ré)-utilisation des enregistrements faits par le professeur Gagnon.

En effet, la plupart des réactionnaires trouvent que l’Université de Concordia (et les autres institutions qui se servent de ses vidéos) fait ni plus ni moins que de générer de l’argent sur le dos… d’un mort.

D’ailleurs, à ce sujet, certains établissements, tels que l’Université Purdue (États-Unis), ont été clairs. Ils peuvent utiliser chaque vidéo enregistrée par leurs professeurs et destinée à l’enseignement à distance, comme bon leur semble. Et cela s’applique même en cas de démission, voire de décès, de l’enseignant.

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