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Quand une fresque vieille de 4 600 ans nous en apprend un peu plus sur une espèce éteinte

L’art est aussi un excellent pour en savoir davantage sur le passé. C’est ce que nous confirme cette étude parue récemment dans le Journal of Archaeological Science : Reports. En effet, grâce à une célèbre fresque égyptienne vieille de 4 600 ans, Anthony Romilio, de l’Université du Queensland (Australie), a fait une grande découverte.

En se penchant sur cette œuvre artistique, connue sous le nom des Oies de Meïdoum, ce dernier a été en mesure d’identifier une espèce disparue de volatile. Pour y arriver, Romilio a minutieusement analysé les 6 représentations d’oies figurant sur cette fresque.

Crédits Pixabay

Ses résultats remettent en cause toutes les hypothèses précédemment émises sur les oiseaux représentés sur cette fresque. Et cette découverte n’est pas seulement bénéfique pour les zoologues, mais également pour les scientifiques exerçant dans d’autres domaines.

Les oies représentées seraient en fait une espèce éteinte

La fresque des Oies de Meïdoum fut retrouvée dans la tombe d’un prince égyptien, Nefermaat, et de sa femme, Itet, à Meïdoum, en 1871. Depuis sa découverte, cette fresque faisant 1,73 m de long pour 28 cm de haut, a fait l’objet de nombreux débats. La plupart des zoologistes ont avancé que parmi les 6 oiseaux dessinés, nous avons deux oies rieuses et deux oies à poitrine rousse.

Quant aux deux volatiles restants, les experts hésitent à indiquer s’il s’agit d’oies cendrées ou d’oies des moissons. Donc, afin de vérifier si tout cela est exact, Anthony Romilio a pris l’initiative d’essayer d’identifier chacun des oiseaux représentés, en se basant sur 13 caractéristiques physiques observables sur cet artefact.

Par la suite, en plus de confirmer que les oiseaux représentés ne sont en fait pas les oies qu’ils étaient supposés être, Romilio a déclaré qu’il s’agirait en fait d’une espèce non répertoriée et déjà éteinte.

Une fresque qui nous en apprend beaucoup sur le passé

Tout d’abord, comme le souligne Anthony Romilio, cette relique est la seule trace de l’existence de cette espèce disparue. Et à l’instar de cette œuvre d’art âgée de 4 600 ans, de nombreuses autres fresques similaires peuvent être d’une grande utilité pour les zoologues.

Ce genre de découverte peut aussi permettre aux biologistes de surveiller l’évolution de la répartition des différentes espèces animales. Les écologistes peuvent également s’en servir pour suivre de près les changements climatiques et leurs répercussions sur ces dernières.

Pour en revenir à cette espèce désormais éteinte, il est fort probable qu’elle ait longtemps prospéré en Égypte. En ce temps-là, les conditions environnementales auraient été nettement plus favorables pour leur permettre de prospérer.

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Richard Ratovo

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