Quand une spécialiste nous explique le lien entre les anciens hiéroglyphes et nos emojis actuels

L’exposition « Emoglyphes : écritures d’images des hiéroglyphes » actuellement ouverte au Musée d’Israël à Jérusalem met en avant des points de vue comparatifs entre les anciens et les émojis que nous utilisons aujourd’hui dans nos messages électroniques.

La cérémonie d’ouverture officielle de l’exposition a eu lieu la semaine dernière au musée d’Israël à Jérusalem. Une exposition qui s’y tiendra durant une année entière et sera donc clôturée à la fin de 2020.

Crédits Pixabay

À l’occasion de cette exposition, Shirly Ben-Dor Evian, égyptologue spécialiste des hiéroglyphes donne ses explications sur les liens entre cet ancien système d’écriture figurative dont les caractères représentent des objets divers comme des plantes, des animaux et nos actuels émojis.

Certains emojis ont des équivalents hiéroglyphiques

L’exposition démontre, en effet, l’existence de liens entre les pictogrammes de l’Egypte Antique et ceux de nos jours. Selon Ben-Dor Evian : « Il y a une similitude dans la conception et les formes, ce qui est très intéressant, car il y a des milliers d’années, de très grands écarts culturels existaient entre ces deux systèmes ».

Selon toujours les commentaires de l’égyptologue, l’utilisation de plus en plus populaire des emojis de nos jours, rend la recherche plus facile, si auparavant c’était une tâche compliquée.

Ben-Dor Evian a donc avancé que les emojis utilisés en ce moment ne sont rien d’autre que l’évolution des pictogrammes utilisés du temps de l’Antiquité, en illustrant ces évolutions par des photos à titre d’exemple dans le musée. On peut ainsi voir que l’émoji chien est le même dans sa version hiéroglyphique, tandis que celui de la coccinelle s’apparente à l’ancienne représentation du scarabée.

Une empreinte du passé qui est toujours d’actualité aujourd’hui

Les recherches effectuées par Ben-Dor Evian ont, en effet, pour but de démontrer que même avec l’évolution, nous vivons avec des empreintes des usages datant d’il y a des milliers d’années avant nous.

Néanmoins, si notre utilisation actuelle des emojis se fait sans restriction et en toute liberté, l’utilisation des hiéroglyphes, considérés comme sacrés par les Égyptiens à l’époque, était soumise à « des règles strictes ». De plus, tandis que les hiéroglyphes représentent dans la majorité des cas des phonogrammes, qui mis bout à bout constituent le mot ou l’idée, les emojis quant à eux, suffisent par eux-mêmes à exprimer un sentiment, un objet ou une idée.

Ben-Dor Evian souligne également que l’utilisation des émojis rend les écritures plus fortes que les simples mots.

Mots-clés archéologieemoji