Quand WhatsApp est utilisé comme outil de propagande pour l’EI

En Suisse, un homme de trente-six ans va être jugé pour avoir partagé des images de propagande djihadistes sur WhatsApp. Il est accusé d’avoir enfreint l’article 2 de la loi fédérale sur l’interdiction des groupements Al Qaida et État islamiste et toutes les organisations similaires.

L’affaire remonte à quelques mois en arrière. Suite à une enquête, l’Office fédéral suisse a remonté la piste d’un homme se livrant à de la propagande pour le compte de l’EI sur WhatsApp.

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Après l’avoir identifié, les enquêteurs de l’office ont perquisitionné son domicile et ils ont alors découvert des images extrêmement violentes sur son téléphone portable personnel.

Il utilisait WhatsApp pour faire de la propagande

Selon l’acte d’accusation, les images en question étaient des représentations violentes habituellement utilisées par l’État islamiste. Une photo, notamment, montrait un homme tenant un couteau ensanglanté, cinq têtes humaines tranchées à ses pieds, l’index pointé vers le ciel.

L’homme, originaire du canton de Bâle-Campagne, a immédiatement été placé en détention. Il est poursuivi pour propagande liée à l’État islamiste. Loin de conserver ces images pour son propre usage, il avait pris l’habitude de les envoyer à certaines de ses connaissances.

Le Ministère public de la Confédération l’accuse donc d’avoir volontairement enfreint l’article 2 de la loi fédérale portant sur l’interdiction des groupements terroristes comme Al Quaida et l’État islamiste.

En première instance, l’homme a été condamné à une peine privative de liberté de 180 jours, mais il a demandé un recours. Son cas va donc être réexaminé et le jugement sera rendu vendredi.

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Des mesures adoptées par de nombreux états

Ce n’est pas un secret, les groupes terroristes ont pris l’habitude de diffuser leur propagande sur les réseaux sociaux afin de toucher le public le plus large possible. En véhiculant leurs idées, ils peuvent également s’assurer de trouver de nouvelles recrues pour le djihad. Les États ont donc déployé des mesures de surveillance sur ces plateformes afin de freiner autant que possible le mouvement et la Suisse n’est bien entendu pas le seul pays à avoir opté pour une telle stratégie.

La France surveille elle aussi ces plateformes et elle a même mis en place un site pour permettre aux internautes de signaler ces contenus : Pharos.

Il semblerait d’ailleurs que la propagande ait fortement diminué ces dernières années, notamment grâce aux efforts déployés par les géants du web. C’est du moins ce qu’affirme le site Stop-Djihadisme.gouv.fr.

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