Quel est le groupe sanguin le plus rare ?

La Croix Rouge a publié les résultats d’une nouvelle étude menée sur tous les continents. Une étude de grande ampleur qui avait pour but de déterminer les groupes sanguins les plus rares, suivant les ethnies.

Alors, d’après vous, quel est le groupe sanguin le plus rare dans le monde ?

Des fioles symbolisant les différents groupes sanguins existants
Image par 200 Degrees de Pixabay

Cette étude a été menée en 2021. Ses résultats seront donc amenés à changer au fil du temps.

Un groupe sanguin, c’est quoi ?

Avant d’aller plus loin, sans doute est-il préférable de commencer par le début et d’expliquer ce qu’est réellement un groupe sanguin.

Pour faire simple, cette classification se base sur la présence ou l’absence de substances antigéniques héritées à la surface des hématies. Ces dernières peuvent en effet être de différente sorte selon le système de groupe sanguin et cette variété joue un rôle capital.

Tous les systèmes ne sont en effet pas compatibles entre eux. Et avant la découverte du système ABO en 1900 par Karl Landsteiner, certaines transfusions sanguines avaient des conséquences désastreuses.

Sans les découvertes réalisées par ce brillant médecin autrichien, de nombreuses personnes auraient donc continué à perdre la vie.

Toutefois, en plus du système ABO, il faut également prendre en compte une autre variable : le rhésus. Ce dernier indique la présence au nom d’antigène D à la surface des globules rouges. Il doit d’ailleurs son nom au macaque Macaca rhesus qui a permis de mettre en évidence l’existence de ce système… et accessoirement de sauver de nombreuses vies.

Quels sont les groupes les plus rares (en fonction de l’ethnie) ?

Comme indiqué un peu plus haut, la Croix Rouge a récemment mené une étude afin d’identifier la répartition des groupes en fonction de l’ethnie. L’idée générale étant bien entendu de pouvoir identifier plus facilement les groupes dont ont le plus cruellement besoin les services de santé.

Voici donc la répartition de chaque groupe en fonction de son ethnie, du moins sur le territoire américain :

O+

  • Afro-Américain : 47 % ;
  • Asiatique : 39 % ;
  • Caucasien : 37 % ;
  • Latino-Américain : 53 % ;

O-

  • Afro-Américain : 4 % ;
  • Asiatique : 1 % ;
  • Caucasien : 8 % ;
  • Latino-Américain : 4 % ;

A+

  • Afro-Américain : 24 % ;
  • Asiatique : 27 % ;
  • Caucasien : 33 % ;
  • Latino-Américain : 29 % ;

A-

  • Afro-Américain : 2 % ;
  • Asiatique : 0,5 % ;
  • Caucasien : 7 % ;
  • Latino-Américain : 2 % ;

B+

  • Afro-Américain : 18 % ;
  • Asiatique : 25 % ;
  • Caucasien : 9 % ;
  • Latino-Américain : 9 % ;

B-

  • Afro-Américain : 1 % ;
  • Asiatique : 0,4 % ;
  • Caucasien : 2 % ;
  • Latino-Américain : 1 % ;

AB+

  • Afro-Américain : 4 % ;
  • Asiatique : 7 % ;
  • Caucasien : 3 % ;
  • Latino-Américain : 2 % ;

AB-

  • Afro-Américain : 0,3 % ;
  • Asiatique : 0,1 % ;
  • Caucasien : 1 % ;
  • Latino-Américain : 0,2 % ;

Ces résultats sont bien entendu à relativiser, ils ne valent que pour le territoire américain, mais ils nous permettent de constater d’importantes variations en fonction de l’ethnie.

Cela étant, et même si les résultats diffèrent en fonction des groupes, on constate que le groupe le plus rare reste AB-.