Qui aurait cru qu’un ado de 13 ans pouvait devenir leadeur d’un groupe néo-nazi ?

A 13 ans, la plupart des ados s’occupent en jouant à des jeux vidéo ou en passant leur temps devant des films. Toutefois, certains adolescents préfèrent les activités un peu plus glauques, voire même dangereuses. C’est notamment le cas de ce jeune estonien de 13 ans qui était à la tête d’un groupe néonazi baptisé Division Feuerkrieg.

Étant donné qu’il est mineur, son identité a été gardée secrète. D’après le média Der Spiegel, ce jeune garçon a pu être interpellé par la police locale grâce au FBI. Cet ado dirigeait la Division Feuerkrieg en ligne et se présentait comme le « commandant » du groupe néonazi.

Un doigt grimé

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Il prenait son rôle très au sérieux et les sources affirment qu’il aurait même planifié des attaques à la bombe avec son groupe.

Un groupe qui voulait créer un camp d’entraînement terroriste

En dépit de son jeune âge, cet ado semble avoir dirigé la Division Feuerkrieg d’une main de fer. Les sources affirment qu’il aurait eu de grandes ambitions pour ce groupe néonazi qui « embrasse les interprétations les plus extrêmes de l’idéologie suprémaciste blanche. »

L’ado projetait de commémorer le « 100e anniversaire » de l’ancien parti politique d’Adolf Hitler. Il avait ainsi prévu d’organiser une attaque à Londres. Il a également partagé en ligne des instructions concernant la fabrication de bombes et a voulu créer un camp d’entraînement terroriste.

Un ado qui échappe aux poursuites pénales

D’après les sources, l’ado dirigeait la plupart des opérations de la Division Feuerkrieg en ligne. Ce jeune garçon aurait voué un véritable culte aux terroristes d’extrême-droite en allant jusqu’à les appeler « saints. » Il aurait incité tous les membres de la Division Feuerkrieg à suivre leur exemple.

Bien qu’il soit accusé de choses extrêmement graves, cet ado ne peut pas faire l’objet de poursuites pénales en raison de son âge.

« Comme l’affaire concernait un enfant de moins de 14 ans, il ne pourra pas y avoir de poursuite en vertu du droit pénal et d’autres méthodes juridiques doivent être utilisées pour éliminer le risque. »

a déclaré Harrys Puusepp, porte-parole du Service de Sécurité Intérieure estonien.

Ce dernier a indiqué qu’une « coopération entre plusieurs autorités, et en particulier les parents, est importante pour éloigner un enfant de l’extrémisme violent. »