
Qui profite le plus de l’IA ?
De nombreuses applications proposent actuellement des fonctionnalités basées sur le ChatGPT.
Le monde technologique connaît une ruée vers l’usage d’outils à base d’IA. Si l’intelligence artificielle était plus réservée aux laboratoires et aux scientifiques, leur usage a été un peu plus démocratisé maintenant. Il existe des outils à base d’IA qui facilitent la tâche à l’homme dans presque tous les domaines. L’une des réussites d’usage public de l’IA reste les Chatbots. Ce modèle a été élaboré diversement par des géants du secteur. C’est le cas de Microsoft avec Bing, de Google avec Bard et d’Open AI avec ChatGPT.
ChatGPT est justement en train de connaître une expansion fulgurante avec son intégration dans de nombreuses applications. Ces dernières créent leur propre Chatbot basé sur ChatGPT d’OpenAI. Appelées IA génératives, elles sont devenues la nouvelle forme de concurrence que se livrent les applications pour suivre les tendances technologiques.
Les IA génératives et leur fonctionnement
Les IA génératives sont créées par les applications afin d’apporter de nouvelles fonctionnalités à leurs utilisateurs. Ces IA générées utilisent des outils qui s’adossent à ChatGPT. L’application de productivité Notion a créé Notion IA, son IA générative qui permet d’accomplir des tâches propres à la société de productivité.
Bien avant cela, c’est Snapchat qui a annoncé la création de My AI, un chatbot basé sur ChatGPT qui permet d’avoir des conversations avec le robot.
L’application éducative Quizlet n’est pas restée en marge de cette ruée vers les IA génératives. Elle a aussi annoncé un tuteur basé sur ChatGPT appelé Q-Chat.
Inutile de parler d’Instacart qui a annoncé faire de même pour une meilleure satisfaction de sa clientèle.
Si le recours aux IA génératives n’est pas très étonnant, la curiosité est à pousser vers la destination des fonds générés. En effet, chacune des applications précitées propose l’usage de son IA générative moyennant un paiement. Il s’agit la plupart du temps d’un abonnement payant.
Une tendance qui pourrait vite s’écrouler
Un conflit d’intérêts pourrait naître entre OpenAI et ses partenaires. Pour OpenAI, il est plus opportun d’élargir le champ d’utilisation des outils basés sur l’IA. Le géant compte le faire en demandant le soutien des développeurs. Pour ne pas les payer, la société a annoncé qu’elle ne se servira plus des données des développeurs pour améliorer ses modèles. L’entreprise créatrice de ChatGPT veut plutôt que ces experts s’inscrivent pour participer à l’amélioration des fonctionnalités. « L’un de nos plus grands objectifs a été de déterminer comment devenir super amicaux avec les développeurs ? », a dit Greg Brockman, président d’OpenAI, à TechCrunch. « Notre mission est de vraiment construire une plateforme sur laquelle d’autres sont en mesure de construire des entreprises. »
Les développeurs, de leur côté, ne sont pas enclins à aider gratuitement à l’amélioration du ChatGPT.
Pour le moment, les outils d’IA sur le marché sont des versions libres de ChatGPT. Cela signifie que ce sont les applications qui en profitent le plus.
La tendance peut toutefois s’inverser en raison des nouvelles dispositions que prend OpenAI. La société veut désormais rendre ses outils à disposition des entreprises via une API. Pour l’obtenir, il faudra 0,002 dollar pour environ 750 mots de sortie. La liberté est toujours donnée à chaque société signant un partenariat d’usage du ChatGPT de revendre la fonctionnalité dans sa propre application.
À ce rythme, les IA génératives pourraient devenir des fonctionnalités limitées à certains utilisateurs. Ce cas de figure permettrait aux différents acteurs d’en tirer le maximum de profit tout en limitant l’accès aux fonctionnalités. Reste à savoir sur les améliorations pourront véritablement se faire sans une implication effective des développeurs qui attendent plus de rémunérations.
Source : The Verge