Quand l’espoir de coloniser Mars se heurte au défi de la radiation

Toutes les ondes d’énergie émettent des radiations. Toutefois, les niveaux de radiation diffèrent selon leurs sources et l’environnement. Dans l’atmosphère terrestre, ils sont généralement supportables par le corps humain. Il en est autre pour ce qui est de l’environnement spatial.

Exposé au rayonnement cosmique pour une durée relativement longue, l’organisme ne pourra pas réparer les cellules et ADN endommagés.

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Par conséquent, le problème de la radiation constitue l’un des grands défis que les missions et projets spatiaux à destination de la planète Mars doivent affronter. Cet enjeu a fait l’objet d’une intervention de Tory Bruno, PDG de la société de vols spatiaux United Launch Alliance, à l’occasion du Lunar Surface Innovation Consortium, le 28 février dernier, au Johns Hopkins Applied Physics Laboratory (APL), dans le Maryland.

Le consortium a réuni des responsables de la NASA, des représentants de l’APL et des dirigeants de l’industrie spatiale. Ils ont discuté du programme Artemis de la NASA, suivant lequel l’envoi d’astronautes vers la planète rouge est prévu pour 2028.

De nouveaux matériaux plus efficaces pour se protéger des radiations

Depuis un demi-siècle, des humains sont restés dans l’espace durant un temps limité à moins d’une année. Pour se protéger des radiations, ils ont, jusqu’ici, utilisé des matériaux traditionnels comme l’eau, le béton et le plomb. D’après Tory Bruno, ces éléments ne pourront pas être utilisés comme barrières de confinement efficaces contre les radiations lors d’un voyage dans l’espace lointain.

« Nous allons avoir besoin de nouveaux matériaux qui sont beaucoup plus efficaces pour se protéger de ces radiations… mais rien que nous puissions utiliser aujourd’hui pour envoyer des gens en toute sécurité sur la planète rouge et les ramener », a-t-il déclaré.

Une nécessité d’observations et d’expériences plus rigoureuses

Le chef d’entreprise a souligné qu’une mission aller-retour vers Mars nécessiterait environ 180 jours. De plus, il n’y a pas que la durée du voyage, car les scientifiques des projets pourraient avoir besoin d’une année entière pour étudier l’environnement martien.

Il a préconisé la réalisation d’observations et d’expériences rigoureuses sur la Lune et sur Mars pour étudier cet environnement radiatif. Il a, néanmoins, souligné que la NASA dispose déjà d’une longueur d’avance grâce aux missions ayant été lancées pour étudier le Soleil. À cet effet, citons la sonde solaire Parker lancée en 2018 et l’orbiteur solaire lancé au début de l’année en collaboration avec l’ESA.

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