Un réacteur nucléaire pour résoudre le mystère de la disparition d’Amelia Earhart ?

Jusqu’à ce jour, personne n’a été en mesure de résoudre le mystère de la disparition d’Amelia Earhart. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le nom de cette légende de l’aviation est devenu célèbre en 1937. Elle était alors la première femme pilote à tenter le tour du monde avec un avion.

Elle n’atteindra malheureusement jamais son objectif. En effet, son avion, le Lockheed Electra 10E, a disparu sans laisser de traces. Amelia Earhart s’est volatilisé avec son navigateur Fred Noonan. Avant de disparaître, l’aviatrice a pu établir un contact avec l’équipe de l’Itasca. Cette dernière avait du mal à se localiser et expliquait qu’elle avait des problèmes de carburant. La communication a ensuite été interrompue et plus personne n’a entendu parler d’elle. L’aviatrice a été déclarée morte en 1939.

Traces de condensation laissées par un avion
Crédits Pixabay

En dépit des années qui se sont écoulées, les chercheurs tentent toujours de percer le mystère de sa disparition. Pour ce faire, des experts de l’Université Penn State ont récemment proposé d’utiliser un réacteur nucléaire.

Une plaque d’aluminium qui pourrait nous apporter des réponses

Richard Gillepsie, directeur de l’International Group for Historic Aircraft Recovery, est fasciné par l’histoire d’Amelia Earhart. En 1991, ce dernier a découvert une plaque d’aluminium qui s’est échoué sur l’île de Nikumaroro, dans le Pacifique.

Il s’avère que cet endroit est situé à 480 km de l’atoll de Howland, où se rendait Amelia Earhart avant de disparaître.

Richard Gillepsie est convaincu que cette plaque provient du Lockheed Electra 10E. Au départ, sa théorie a suscité de nombreux haussements de sourcils. Néanmoins, des chercheurs ont fini par s’intéresser à cette fameuse plaque. Aujourd’hui, les scientifiques de l’Université Penn State veulent l’analyser avec le réacteur nucléaire Breazeale.

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Une radiographie aux neutrons

Les premières observations réalisées sur la plaque ont révélé la présence de traces de hache sur sa surface. Les experts ont aussi souligné le fait qu’elle semblait avoir été tordue dans tous les sens pour la détacher de sa structure d’origine. Pour en savoir plus, les chercheurs comptent se servir de la radiographie aux neutrons.

Cette technique devrait leur permettre d’obtenir des informations sur l’origine de cette plaque. Les scientifiques vont utiliser le réacteur nucléaire Breazeale qui va soumettre la plaque à des rayons de neutrons. Ces rayons révèleront tous les éléments qui la constituent. Ils pourront par exemple savoir si elle contient de l’hydrogène ou du carbone.

Certains scientifiques restent toutefois sceptiques face à cette méthode. Selon eux, il sera difficile d’établir un lien entre cette plaque et Amelia Earhart.