Réchauffement climatique : beaucoup d’animaux n’ont pas le temps de s’adapter aux changements

Le réchauffement climatique est devenu un gros problème pour l’homme, mais aussi pour les animaux. Beaucoup essaient de s’adapter à leur nouvel environnement pour survivre et réussissent tant bien que mal. Cependant, cette solution temporaire n’est pas à la portée de toutes les espèces.

Le changement climatique trouble au plus haut point l’équilibre dans l’écosystème. La fonte des glaces polaires, la hausse du niveau et de la température des océans ainsi que les changements climatiques peuvent engendrer l’extinction de plusieurs millions d’espèces qui sont incapables de vivre sous de telles conditions.

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Crédit photo PIXABAY

Un article co-écrit par 60 chercheurs tente de démontrer comment le dérèglement du climat affecte certaines espèces, et comment ces dernières font pour se réadapter.

L’ornithologie pour comprendre le phénomène

Pour se faire une idée sur le mode et le temps d’adaptation des animaux face au changement climatique, l’étude s’est principalement basée sur l’observation des oiseaux, notamment sur la morphologie (changements physiologiques) et la phénologie (reproduction, migration…).

C’est ainsi que les chercheurs ont remarqué que 17 espèces d’oiseaux parviennent à modifier leur phénologie pour survivre : par exemple, en pondant leurs œufs pendant les périodes de grosses chaleurs, ils font en sorte que les poussins fraîchement éclos puissent se nourrir des insectes qui sont très abondants pendant cette période.

La réadaptation n’est pas assez rapide

Si l’étude des oiseaux a permis de constater que certaines espèces sont capables de s’adapter au changement climatique, les chercheurs préviennent cependant que certains n’arrivent pas à le faire assez vite.

Comme l’explique Viktoriia Radchuk de l’Institut Leibniz pour la recherche en zoo et en faune, un des principaux auteurs de l’étude : « Les oiseaux de l’hémisphère nord présentent en moyenne des réponses adaptatives, bien que celles-ci ne soient pas suffisantes pour permettre aux populations de persister à long terme […] Il y a des limites à ces réponses adaptatives, et le décalage devient trop important. »

Toujours selon Viktoriia Radchuk, l’impact du réchauffement de la planète est si grave que la nature n’arrive pas à suivre. La chercheuse explique que l’espérance de vie de chaque animal n’est pas la même et c’est aussi une des limites de la réadaptation.

Ainsi pour sauver des espèces, l’homme doit intervenir rapidement en préservant leur habitat naturel et leur écosystème. Espérons qu’il n’est pas trop tard.