Les chercheurs d’extraterrestres feraient mieux de se focaliser sur les artefacts aliens

La civilisation humaine est-elle la seule dans l’Univers ? Les extraterrestres ont-ils pu laisser des traces ? Selon la célèbre équation de Drake, il y aurait potentiellement plusieurs formes de vie qui pourraient entrer en contact avec l’humanité. En partant de la formule, James Benford, un physicien américain, cherche d’autres moyens pour communiquer avec des aliens.

Il part ainsi en quête des artefacts que des extraterrestres auraient pu laisser au cours de leurs existences.

Image par Bruno /Germany de Pixabay
Image par Bruno /Germany de Pixabay 

Le moyen actuel pour les astrologues de fouiller d’autres civilisations est d’attendre des émissions radio ou lumineuses de leur part. Selon Benford, cela est inefficace puisque les signaux prendraient trop de temps avant de parvenir jusqu’à la Terre. On ne pourra pas communiquer avec eux, car ils pourraient avoir déjà disparu le temps que les indices atteignent nos capteurs.

Selon le physicien, d’autres civilisations avancées qui sont passées près du soleil pourraient avoir été tentées d’envoyer des rôdeurs dans notre système solaire. En recherchant ces sondes, on pourrait trouver des vestiges, mêmes passés, d’extraterrestres.

Chercher en priorité des rôdeurs aliens

Actuellement, l’institut SETI (pour Search for Extra-Terrestrial Intelligence) se focalise sur l’attente des signaux aliens. Le physicien estime qu’il vaudrait mieux se concentrer sur des objets déposés par d’autres civilisations pour obtenir des résultats plus satisfaisants. Benford pense qu’il faudrait essayer de trouver des rôdeurs, c’est-à-dire des artefacts dissimulés par de potentiels êtres vivants venant d’autres galaxies. Il pourrait s’agir d’une technologie avancée sous forme de robots qui pourraient communiquer avec la civilisation humaine ou du moins nous donner des informations.

Si des êtres étaient évolués au point de laisser des preuves de leur existence, les astronomes pourraient les retrouver grâce à ces sondes. Benford pense que cette méthode est plus efficace. Ces appareils permettraient de communiquer avec d’autre civilisation dans le cosmos, même ceux ayant déjà disparu.

L’auteur de l’étude conclut que la recherche d’objets extraterrestres (ou SETA pour Search for Extra-Terrestrial Artefacts) est plus précise et prend moins de temps. Attendre des signaux serait chronophage en plus d’être onéreux. À l’inverse, fouiller dans l’espace offrirait la possibilité d’avoir des preuves solides sur l’existence ou non de formes de civilisation extraterrestres.

« La recherche d’artefact alien équivaut à trouver des preuves au lieu de simples observations. »

Benford

Utiliser l’intelligence artificielle pour trouver les artefacts extraterrestres

Depuis 2009, plus de 2 millions d’images du satellite terrestre ont été prises, dont certaines ont à moins de 1 mètre du sol. Les premières recherches devraient donc avoir lieu sur la Lune. Cette fouille permettrait de récupérer des indices sur l’existence ou non des aliens. Selon la présente étude, les astronomes devraient utiliser l’intelligence artificielle pour scruter ces clichés et observer les potentiels artefacts.

« Vous pouvez voir les empreintes de Neil Armstrong sur plusieurs photos de la Lune, mais seulement quelques-unes ont été analysées par des yeux humains. Nous devons utiliser la technologie de l’IA afin d’y rechercher des structures ou des signes d’objets créés artificiellement. »

Les suites de la recherche devraient avoir lieu un peu plus loin, comme là où le champ gravitationnel de la terre et celui du soleil s’équilibrent.

La Chine aurait déjà prévu, dans son projet ZhengHe pour 2026, de scruter des corps célestes situés à plus de 10 fois la distance Terre-Lune.