Renault a généré de lourdes pertes au cours du premier semestre 2020

Renault a perdu 7,3 milliards d’euros au cours du premier semestre de cette année. Cette perte nette a été causée par la crise sanitaire mondiale d’une part et par les résultats plus que décevants de Nissan de l’autre part. Il s’agit de loin du semestre le moins rentable que la marque au losange ait jamais connu.  Le nouveau directeur général de Renault, Luca De Meo, reste toutefois convaincu que la firme peut sortir de l’impasse en changeant de vision.

Selon ses logiques, le problème sera réglé si le constructeur laisse de côté l’approche fondée sur les volumes et se concentre sur la création de valeurs. A ce titre, Renault va faire en sorte de réduire ses coûts fixes de 600 millions d’euros dès cette année. La marque au losange envisage également de supprimer 15 000 emplois d’ici 2023, dont 4 600 seront en France.

Crédits: Pixabay

Ses résultats semestriels ont été présentés le 30 juillet 2020 suite à des consultations effectuées auprès d’analystes financiers.

Le chiffre d’affaires a largement chuté

Le constructeur automobile français n’a jamais perdu autant d’argent de toute son existence. Comparé au premier semestre 2019, le chiffre d’affaires de Renault est passé de 34,3 % à 18,4 milliards d’euros. Le partenariat avec Nissan se trouve à l’origine des deux tiers de ces pertes soit 4,8 milliards d’euros.

Étant le propriétaire d’une grande partie (43%) du capital du constructeur automobile japonais basé à Yokohama, Renault a tout naturellement coulé quand Nissan a perdu 5,4 milliards d’euros sur l’exercice 2020-2021.

Le coronavirus a en plus empiré la situation et a fait perdre 1,8 milliard d’euros à la firme au losange.

À lire aussi : Renault va lancer un SUV urbain électrique en 2021

Tout espoir n’est pas perdu pour Renault

En dépit de la chute au niveau du chiffre d’affaires, Renault affirme toutefois avoir reçu pas mal de commandes au 30 juin 2020. Le véhicule électrique Zoé est l’un des plus vendus par la firme au cours des derniers mois. La vente de cette petite merveille a notamment augmenté de 50%.

Le constructeur automobile français se félicite en outre de pouvoir se conformer à la politique de réduction d’émissions de CO2 mise en place par l’Union européenne. La firme y arrive en ayant recours à la technologie hybride E-Tech et la plateforme dédiée aux modèles électriques.

Tout espoir n’est donc pas perdu pour Renault. La firme s’est toutefois abstenue de fournir une prévision quant aux pertes que pourraient générer l’exercice 2020 car la situation actuelle est bien trop incertaine.

À lire aussi : Renault main dans la main avec Google 

Mots-clés renault