Renault-Nissan envisage le lancement de services associés à la conduite autonome

L’alliance Renault-Nissan, dont le siège se situe aux Pays-Bas, a racheté l’an dernier une partie de Mitsubishi. Depuis, elle a connu un essor remarquable. Il y a deux ans, Carlos Ghosn, avait déjà prédit que, sous peu, l’alliance qu‘il dirige prendra la place du numéro un des constructeurs automobiles. En termes de vente de voitures, depuis le mois de janvier, elle occupe la troisième position, après Volkswagen et Toyota.

Le groupe a récemment annoncé le lancement d’un nouveau projet. Il souhaite s’adapter au marché qui est pleine mutation en proposant des services liés à la conduite autonome. Il s’agit notamment de services de réservation de voiture sans chauffeur et d’auto-partage. D’après le calendrier, le projet devrait être réalisé dans les dix ans à venir, et pas avant 2020.

Nissan

En développant des services de mobilité, les deux entreprises vont concurrencer de grands groupes technologiques, en l’occurrence Alphabet et Uber.

« Nous voyons l’avenir dans l’automatisation »

Ogi Redzic est le chef de la division des véhicules connectés et des services de mobilité de Renault-Nissan. « Nous voyons l’avenir dans l’automatisation, les véhicules électriques, l’auto-partage et les services de réservation. » a-t-il déclaré.

L’alliance s’appuie ainsi sur son expertise en matière de production de véhicules électriques. Par ailleurs, pour mener à bien le projet, elle a décidé de collaborer avec d’autres entreprises. L’une d’elles est DeNA, la start-up japonaise de jeux mobiles. L’autre, c’est Transdev, l’entreprise française spécialisée dans la gestion des transports publics.

Cinq fois la taille du marché des taxis

« Cela ne dépend pas seulement de nous. (…) Pour devenir totalement autonome, il faut un changement de lois. » a également noté Ogi Redzic. Effectivement, la concrétisation de ce système nécessite l’approbation, voire le soutien des autorités des pays.

Pour l’heure, l’alliance évalue des voitures autonomes destinées à parcourir des distances prédéterminées. Ces dernières relient les points de ramassage à des points de dépose préétablis.

A ce propos, le groupe BMW comme Uber, est aussi en train de tester des taxis autonomes.

En tout cas, il faut noter que le marché des services à la demande des véhicules est en plein essor. Le sujet a justement été abordé par Goldman Sachs et a fait l’objet d’une évaluation effectuée le mois dernier. Celle-ci a révélé que d’ici 2030, ce nouveau marché serait susceptible de représenter cinq fois la taille de celui des taxis.