Réseaux 5G : Le Royaume-Uni tourne le dos à Huawei et se tourne vers le Japon

Après avoir continuellement pensé à confier son infrastructure 5G à Huawei, demander des alternatives à des alliés européens et finalement écarter l’entreprise chinoise de ses réseaux 5G, le Royaume-Uni demande désormais au Japon de l’aider à contourner les équipements de Huawei dans la mise en place de son infrastructure 5G, rapporte Reuters le dimanche 19 juillet 2020.

D’après le quotidien économique Nikkei, c’est une nouvelle étape que vient de franchir le Royaume-Uni, pris entre deux feux dans la guerre commerciale et technologique que se livrent les États-Unis et la Chine. 

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Pas plus tard qu’en juin, on vous rapportait d’ailleurs que l’entreprise chinoise Huawei a une énième fois défendu sa cause devant le Royaume-Uni pour montrer que miser sur ses équipements était la meilleure chose à faire.

Mais il semblerait que le gouvernement britannique ait finalement pris sa décision définitive en tournant le dos à Huawei.

Plus aucun équipement Huawei ne se trouvera au Royaume-Uni d’ici 2027

Il faut avouer que la question de faire confiance à Huawei ou non était épineuse pour le Royaume-Uni.

Après avoir quitté l’Union européenne, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a dû gérer les préoccupations liées aux accusations d’espionnage portées à l’encontre de Huawei en plus de la pression exercée par les États-Unis. L’homme fort du gouvernement britannique a alors du choisir entre collaborer avec Huawei, qui représente quand même des milliards d’investissements pour le Royaume-Uni, ou garder une bonne entente et l’alliance avec les États-Unis.

Face à ce dilemme, la Grande-Bretagne a tranché et a récemment ordonné la suppression de tous les équipements Huawei de ses réseaux 5G d’ici la fin de l’année 2027. De plus, les responsables britanniques ont rencontré leurs homologues japonais le jeudi 16 juillet dernier, pour trouver des alternatives à Huawei.

Le Royaume-Uni envisage de confier son infrastructure 5G à NEC Corps et Fujitsu

Le quotidien économique Nikkei rapporte que la Grande-Bretagne a ainsi opté pour le géant industriel japonais NEC Corp et l’entreprise japonaise Fujitsu comme fournisseurs alternatifs potentiels à Huawei. Cette décision du Royaume-Uni, explique Nikkei, serait motivée par la volonté d’attirer de nouveaux fournisseurs d’équipements afin de favoriser la concurrence et diminuer les coûts pour les opérateurs sans fil dans le pays.

Malgré tout, Oliver Dowden, le ministre britannique du numérique, a déclaré que la Grande-Bretagne travaille également avec d’autres alliés pour se défaire des équipements de Huawei, notamment, avec des entreprises basées en Finlande, en Suède, en Corée du Sud et au Japon.

Pour le moment, ni Huawei ni le ministère chinois des Affaires étrangères n’ont commenté cette décision du Royaume-Uni.  

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