Retour sur l’énigme du disque de Phaistos

Le disque de Phaistos n’a toujours pas révélé tous ses secrets, malgré diverses interprétations scientifiques. Les signes qui y sont gravés renferment encore des mystères. Tout ce qui concerne l’objet semble représenter une énigme. De nombreuses questions concernant son usage, sa signification et sa date de fabrication restent sans réponses.

Pourtant, son authenticité et son identité textuelle ont été attestées par la communauté scientifique.

L’archéologue Luigi Pernier a découvert le disque en 1908 dans les ruines du palais Phaistos, en Crète. Le mystérieux objet fait seize centimètres de diamètre et un centimètre et demi d’épaisseur. Ses deux faces sont couvertes de deux cent quarante et un signes qui se déploient en spirale de l’extérieur vers le centre.

Actuellement, il est conservé au musée archéologique d’Héraklion.

Le disque de Phaistos est conçu à partir d’une argile de qualité exceptionnelle. Il est fait de grains extrêmement fins, comme ceux utilisés pour les tasses minoennes. Il a été cuit de manière à donner aux deux surfaces une couleur brune dorée.

Une nouvelle lumière sur le disque Phaistos

D’après le Dr Gareth Owens, « la face A du disque parle de la déesse enceinte qui brille et la face B contient une phrase de deux lignes en allitération minoenne qui se réfère à la déesse qui s’assombrit ». Ce spécialiste de l’écriture minoenne a exposé le résultat de ses années de recherches dans un livre intitulé « La voix du disque de Phaistos ».

Il y a 241 signes sur les deux faces du disque, dont 123 sur la face A et 119 sur la face B. Ils sont arrangés en 61 séquences de deux à sept signes. Owens a interprété plus de la moitié des mots imprimés sur l’objet. D’après cet expert, le disque comporte 18 rimes avec une allitération poétique, mais il a encore beaucoup à révéler.

« Des mots et une phrase entière inscrits sur le disque de Phaistos ont été trouvés dans des inscriptions syllabiques religieuses minoennes. Il pourrait être lié aux souhaits, aux prières et à la santé », a-t-il noté.

Aucun autre indice lié à l’objet n’a été retrouvé  et la datation au carbone est impossible sans matière organique. En outre, la strate où nichait le disque a été dispersée avec le temps. Les tests de thermoluminescence seraient l’unique moyen de statuer définitivement sur son âge. Pourtant, le musée refuse de le faire sortir du caisson de verre dans lequel il est exposé, à cause de sa fragilité.

A la recherche d’autres disques de Phaistos

Selon les archéologues, les caractères n’ont pas été dessinés, mais imprimés à l’aide d’une série de 45 poinçons. Ces derniers auraient été conçus à partir des moules en pierre.  Quelques gouttes d’or y auraient été coulées pour obtenir l’image à imprimer. Ensuite, ils auraient été fixés à l’extrémité d’une petite tige en os, en bois ou en ivoire.

Nombre d’archéologues pensent que l’œuvre n’est pas unique. Toutefois, jusqu’à présent, aucun objet similaire n’a été retrouvé, mais la recherche continue.

Jusqu’ici, les chercheurs s’accordent à dire que le disque de Phaistos a été conçu entre le XVIIe et le XIIe siècle avant J.-C.

Mots-clés archéologie