Rétro Geek : Commodore 64

Si j’en crois mes statistiques, vous avez été nombreux à apprécier le premier Rétro Geek dédié à l’Amiga 500, ce qui prouve bien que cette bécane à bercer l’enfance de nombreux geeks. Nous allons donc remettre le couvert avec un autre ordinateur d’anthologie, à savoir ce bon vieux Commodore 64 qui a marqué les années 80 et qui a finalement permis aux ordinateurs personnels de s’imposer chez le grand public. Alors si vous vous sentez l’âme nostalgique ou que vous êtes tout simplement du genre curieux, vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Rétro Geek : Commodore 64

Le Commodore 64 n’a pas été le premier ordinateur personnel du marché mais il reste encore à ce jour celui qui s’est le mieux vendu de toute l’histoire de l’informatique. En effet, cette bécane a été vendue à plus de 17 millions d’exemplaires. Notez qu’il s’agit là de la fourchette basse, certaines estimations montent même jusqu’à 25 millions de vente. Un score étonnant, surtout qu’on parle bien là d’un modèle unique. Les Macbook, par exemple, se vendent en un peu plus d’un million d’exemplaires chaque mois mais ces chiffres prennent en compte tous les modèles proposés par la firme.

Notons en outre que si le Commodore 64 est arrivé sur le marché en 1982, c’est en 1984 que Commodore tentera de le remplacer par une autre machine plus performante et proposant à la fois un meilleur affichage et pas mal de bricoles en plus comme un meilleur affichage et l’intégration de quatre logiciels bureautiques implémentés dans la mémoire morte de l’appareil. Même chose d’ailleurs en 1985 lorsque la firme lancera le Commodore 128. Malgré ses différentes tentatives, le Commodore 64 continuera à rencontrer un grand succès auprès du public jusqu’à ce que Commodore finisse par lancer une toute nouvelle bécane que vous connaissez sans doute déjà, à savoir l’Amiga 500.

Sur le plan technique, le Commodore 64 proposait un processeur cadencé à 0,985 Mhz (PAL) ou à 1,023 Mhz (NTSC), 64 Ko de mémoire vive, 20 Ko de ROM et aucun espace de stockage. La partie graphique était gérée par une puce VIC-II MOS qui pouvait gérer pas moins de 16 couleurs ! Et le plus drôle, dans cette histoire, c’est que cette machine était considérée comme une véritable bécane de course. Certains de ses jeux sont d’ailleurs restés dans l’histoire, c’est notamment le cas de Boulder Dash, Bubble Bobble, Maniac Mansion, Rainbow Islands ou encore la série des Turrican. D’ailleurs, il faut savoir que Maniac Mansion a initialement vu le jour sur le Commodore 64 et sur l’Apple II avant d’être adapté sur Amiga, Atari et les autres.

Mais le plus drôle, les amis, c’est que le Commodore 64 n’est pas mort. Et non, il a même été réadapté au goût du jour par Commodore USA qui en a lancé une réédition cette année. Une réédition tournant sous Ubuntu 10.10 mais intégrant également Comodore OS 1.0 histoire de nous rappeler de bons souvenirs. On retrouve le même look rétro qu’à l’époque (ah, cette magnifique coque beige, c’était quand même quelque chose, même qu’elle finissait généralement par jaunir avec les années) mais avec un meilleur clavier et cinq configurations différentes :

  • C64x Barebones – 250 $ : vendue uniquement avec le chassis, le clavier et le lecteur de cartes. Aucun composant fourni avec.
  • C64x Basic – 595 $ : Chassis, clavier, lecteur de cartes, Intel Atom D525 Dual Core à 1.8 Ghz, Nvidia ION2 avec 512 Mo DDR3, 2 Go de RAM, disque dur de 160 Go.
  • C64x Standard – 695 $ : Chassis, clavier, lecteur de cartes, Intel Atom D525 Dual Core à 1.8 Ghz, Nvidia ION 2 avec 512 Mo DDR3, 2 Go de RAM, WiFi b/g/n, lecteur DVD, disque dur de 250 Go.
  • C64x Deluxe – 795 $ : Chassis, clavier, lecteur de cartes, Intel Atom D525 Dual Core à 1.8 Ghz, Nvidia ION 2 avec 512 Mo DDR3, 4 Go de RAM, WiFi b/g/n, lecteur DVD, disque dur de 500 Go.
  • C64x Ultimate – 895 $ : Chassis, clavier, lecteur de cartes, Intel Atom D525 Dual Core à 1.8 Ghz, Nvidia ION 2 avec 512 Mo DDR3, 4 Go de RAM, WiFi b/g/n, lecteur Blu-ray, disque dur de1 To.

Des configurations assez chères, c’est sûr, mais qui vous permettront de renouer avec cette lointaine enfance qui semble vous échapper chaque année un peu plus. Et pour finir, voici une petite vidéo d’anthologie dénichée par le copain David et qui va vous permettre de constater qu’à l’époque aussi on savait faire de sacrés effets spéciaux. Sinon, si vous faites partie de ces Geeks qui adorent les vieilleries, n’hésitez pas à aller faire un tour du côté du Musée du Geek de LDLC !



Rétro Geek : Commodore 64

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