Revenge porn : un ancien patron condamné à 2 ans de prison avec sursis

Le Revenge porn compte une nouvelle condamnation à son actif. Le 8 mars, un ancien patron a en effet été condamné à deux ans de prison avec sursis après avoir envoyé des courriels comprenant des photographies dénudées mettant en scène une de ses employées.

L’affaire trouve ses origines à l’année 2019. Une année importante pour la victime.

Une femme tapant sur un clavier
Photo de Kaitlyn Baker – Unsplash

Après plusieurs années passées à occuper le poste de DRH dans une entreprise de conseil en ingénierie, cette dernière décide de donner un nouvel élan à sa carrière et d’accepter un poste dans un autre groupe.

2 000 mails envoyés en seulement quelques mois

Quelques jours plus tard, son mari et plusieurs de ses proches reçoivent un appel anonyme suivi de trois courriels expliquant en substance qu’elle a noué une relation adultère avec son ancien patron. Relation dont l’époux était déjà au courant.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Entre septembre et novembre 2019, près de deux mille personnes ont en effet reçu des courriels comprenant des photos dénudées mettant en scène la victime, des messages soi-disant écrits par les enfants du couple, deux petites filles âgées de seulement 8 et 10 ans.

Pire encore, les courriels n’ont pas été uniquement envoyés aux proches de la victime, mais également à ses anciens et nouveaux collègues ainsi qu’aux parents d’élèves de l’école où étaient scolarisées les deux fillettes du couple.

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Il vivait mal leur rupture

Tenu de s’expliquer devant le parquet, l’ancien patron de la victime a expliqué que c’était plus fort que lui et qu’il avait très mal vécu la fin de son histoire avec elle. A un point tel qu’il voulait qu’elle partage à son tour sa douleur.

Interrogée par l’AFP, la victime de cette campagne de revenge porn a expliqué que son ancien patron a voulu la détruire personnellement et professionnellement, tout simplement parce qu’elle avait osé lui dire “non” et mettre un terme à leur relation.

A l’origine, le parquet avait requis trente mois de prison avec sursis. Finalement, l’homme a été condamné à deux ans de prison avec sursis. Depuis, il a changé de poste et il est désormais le directeur général d’un grand groupe d’ingénierie.

L’avocat de la victime a cependant annoncé ne pas vouloir en rester là, dans la mesure où les agissements de l’homme n’ont pas été requalifiés en faits de harcèlement. Il compte donc engagé une nouvelle procédure sous cette qualification.

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