Revenge Porn : une Américaine a obtenu 6,45 millions de dollars de dommages et intérêts

Le Revenge Porn fait des centaines de victimes chaque année, et certaines d’entre elles n’hésitent pas à entamer des poursuites en justice afin de faire valoir leurs droits. C’est le cas de cette Américaine, une Américaine qui a obtenu pas moins de 6,45 millions de dollars en dommages et intérêts.

Contrairement aux idées reçues, le revenge porn n’est pas né avec Internet. Hustler a été le premier à verser dans le genre en lançant une rubrique consacrée à des photos coquines présentant des amatrices, des photos prises par leur compagnon et laissant parfois apparaître leur nom ou leur ville.

Revenge Porn FB

L’initiative avait provoqué un véritable vent de désapprobation et le magazine avait très vite fait marche arrière et présenté ses excuses.

Le revenge porn n’est pas né avec Internet

Quelques années plus tard, un certain Hunter Moore a eu l’idée de lancer un site collaboratif entièrement consacré à ces contenus : Is Anyone Up ? Ouvert à tous, le service en question permettait aux internautes de partager leurs photos en les agrémentant de diverses informations comme le nom de la personne photographiée, son âge, son établissement scolaire ou même sa ville et son numéro de téléphone.

Les victimes, de leur côté, devaient mettre la main au portefeuille pour faire disparaître ces contenus.

Inutile de le préciser, mais la justice américaine s’en est très vite mêlée et Hunter Moore a ainsi fait l’objet de poursuites. Son site a été pour sa part fermé par les autorités.

Cette action d’éclat n’a cependant pas mis un terme au revenge porn et de nombreux internautes continuent ainsi à partager des photos ou des vidéos sur les réseaux sociaux afin de causer du tort à leur ex ou même parfois leurs collègues et leurs camarades de classe.

Elle a été obligée de déposer un copyright sur ses photos

Jane Doe, il s’agit bien entendu d’un pseudonyme, a été elle-même victime de revenge porn en 2012 lorsque son ancien petit ami, un certain David, a partagé des photos et des vidéos très explicites remontant à l’époque où ils étaient encore ensemble. L’homme avait en effet très mal vécu leur rupture et c’était donc une manière pour lui de se venger.

Loin d’en rester là, le prénommé David a ensuite créé des comptes en ligne afin de se faire passer pour son ex et rendu publiques de nombreuses informations personnelles comme son numéro de téléphone.

À l’époque, le revenge porn n’était pas encore interdit en Californie et donc dans l’état où vivaient les deux personnes impliquées. Jane Doe a cependant eu la brillante idée d’envoyer les photos et vidéos concernées au Copyright Office afin de les faire protéger par des droits d’auteur. En procédant de la sorte, la femme a pu forcer les sites sur lesquels avaient été publiés ces contenus à les supprimer.

En parallèle, Jane Doe a également entamé des poursuites contre son ancien petit ami. Le tribunal a rendu son verdict en début de semaine et l’indélicat a ainsi été reconnu coupable et condamné 450 000 $ en dommages et intérêts pour violation du droit d’auteur, à 3 millions de dollars en dommages et intérêts pour détresse émotionnelle et à 3 millions de dollars en dommages et intérêts punitifs, soit un total de 6,45 millions de dollars.

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