Revenge Porn : une victime du Colorado a empoché 40 000 $ après qu’un homme ait envoyé une vidéo explicite à son ex mari

Les autorités ne rigolent plus avec le revenge porn. Depuis quelque temps, on entend beaucoup d’histoires impliquant des personnes ayant publié sur la toile des images ou des vidéos intimes de leur ex-partenaire sans leur consentement et qui ont été traduites en justice.

Malheureusement, même si cette pratique est sanctionnée par la loi, des gens s’évertuent à défier la justice pour se venger de leur ex. Néanmoins, ces actes ne restent pas impunis lorsque les victimes osent porter plainte.

Une femme se tenant le visage dans la pénombre

Photo de Juan Pablo Serrano Arenas provenant de Pexels

Pour preuve, une femme vivant au Colorado a empoché la coquette somme de 40 000 $ après avoir porté plainte contre un homme qui a envoyé une vidéo explicite d’elle à son ex-mari.

Une affaire qui remonte à 2019

D’après le site Greeley Tribune, l’homme incriminé dans cette affaire a eu une brève relation avec la victime, qui répond au nom de Kristina Hendershott. Cette dernière a raconté qu’en juillet 2019 il avait volé une ancienne vidéo la montrant en plein ébat sexuel avec un autre homme, dans son smartphone.

Kristina Hendershott a raconté au micro de The Denver Post qu’il avait ensuite envoyé cette vidéo à son ex-mari. Cet acte aurait été motivé par la jalousie. En effet, le coupable n’aurait pas supporté de voir Kristina passer du temps avec son ex-mari et sa famille.

À lire aussi : A New Castle, un couple arrêté pour revenge porn

40 000 $ de dommages et intérêts

Kristina Hendershott a eu le bon réflexe en amenant cette affaire devant la justice. Le 3 août 2020, le tribunal du district de Denver s’est prononcé en faveur de la jeune femme et a appliqué la loi en vigueur sur la diffusion non consensuelle d’images intimes. Comme le souligne l’avocate Malissa Williams, cette loi accorde aux victimes des dommages et intérêts si une personne envoie intentionnellement des photos explicites d’elles, sans leur consentement.

« Cela fait passer le mot sur le fait que les victimes ont un recours civil lorsque des images intimes sont diffusées sans leur consentement », a expliqué l’avocate.

De son côté, Kristina Hendershott s’est dite surprise de découvrir qu’il y avait une loi punissant le revenge porn.

« En général, lorsqu’on en entend parler, ça concerne surtout des célébrités. On ne parle pas souvent des cas de personnes lambda », a-t-elle déclaré.

L’homme qui a diffusé la vidéo intime de Kristina Hendershott devra lui verser la somme de 40 000 $.

À lire aussi : Revenge porn, un homme condamné à Pau

Mots-clés justicerevenge porn