Revenge Porn : le nombre de victimes a doublé en deux ans au Royaume-Uni

Le grand cabinet d’avocats Slater et Gordon a récemment mené un sondage auprès de 2 000 personnes résidant au Royaume-Uni et qui étaient âgées entre 18 et 45 ans. Les résultats de l’enquête ont été sans équivoque. Ils ont montré que le nombre de victimes de vengeance pornographique a doublé au cours de ces deux dernières années, nous rapporte Sky News.

En effet, 15% des participants à l’enquête ont déclaré que des photos sexuelles intimes d’eux avaient été partagées sans leur consentement. En 2019, ce pourcentage ne représentait que 8%. Mais ce n’est pas tout, le cabinet d’avocats a également déclaré qu’une personne sur 10 avait admis avoir partagé ou menacé de partager l’image intime d’une autre personne.

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Pourquoi ? Une personne sur cinq a confié qu’elle voulait effrayer la victime, un quart a déclaré que c’était juste pour rire et un autre quart a déclaré que de toute façon, ils pouvaient partager la photo puisqu’elle était leur propriété.

Beaucoup ont appelé le Royaume-Uni à élargir la portée de l’interdiction du revenge porn

A savoir que le Royaume-Uni a interdit le partage d’images explicites sans le consentement de la personne concernée en 2015. Néanmoins, plusieurs personnalités ont appelé les législateurs à élargir la portée de cette interdiction, notamment l’actrice oscarisée Olivia Colman et Zara McDermott, la star de la télé-réalité Love Island qui a été elle-même victime de « revenge porn ».

De leur côté, l’avocate Holly Atkins, du cabinet Slater et Gordon, a déclaré que « ces chiffres sont profondément préoccupants ». L’avocate ajoute que les juristes espéraient que la vengeance pornographique diminuerait à mesure que la question serait plus largement abordée et condamnée.

Désormais, les auteurs de menaces encourront 2 ans d’emprisonnement

Néanmoins, ce n’est pas le cas. Sur les 2 000 personnes interrogées, plus de 40% connaissaient quelqu’un qui avait été victime de vengeance pornographique et 22% connaissaient quelqu’un qui avait été menacé de voir ses images explicites partagées sur Internet. Apparemment 40% de ces menaces proviendraient d’un ex-partenaire, 18% émaneraient d’un ami et 11% de ces chantages seraient faits par un membre de la famille.

Le cabinet d’avocats a également relevé que plus de trois quarts des victimes étaient des femmes et que les dénonciations auprès de la police sont actuellement en baisse par rapport à 2019. En tout cas, il semblerait que le Royaume-Uni ait récemment annoncé que le simple fait de menacer de partager des images explicites sera désormais sanctionné par une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans d’emprisonnement.

En France, la situation n’est pas plus mirobolante, et encore moins depuis la mise en place des confinements.

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