Quels sont les risques d’un nouveau Covid ?

Le Covid-19 est toujours là, plus d’un an après l’apparition des premiers cas. Plus que jamais, la vigilance est donc de rigueur, et ce en dépit de l’existence de plusieurs vaccins. Mais alors que tout le monde espère pouvoir se débarrasser prochainement de la pandémie, des chercheurs ont utilisé l’apprentissage automatique afin de calculer les chances d’apparition d’un nouveau Covid. Avec des résultats préoccupants.

Au fil des siècles, l’humanité a dû faire face à de nombreuses pandémies, comme la Peste, la Grippe Espagnole ou encore Ebola.

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Nous pensions cependant naïvement que nous avions désormais les moyens techniques de contenir de nouvelles épidémies. La Covid-19 a prouvé que nous faisions erreur.

Le Covid-19, un virus que personne n’avait vu venir

Si le coronavirus est loin d’attendre le taux de létalité des pandémies évoquées un peu plus haut, il a tout de même occasionné de lourds dégâts. Depuis l’apparition des premiers cas, ce sont ainsi 109 millions de personnes qui ont été diagnostiquées comme porteuses du virus.

Un chiffre impressionnant, mais finalement assez loin de la réalité.

Seules les personnes testées apparaissent en effet dans les chiffres. Or on le sait, le Covid-19 compte aussi de nombreux cas asymptomatiques et certains pays n’ont pas aussi facilement accès aux tests.

Mais le nombre de cas n’est pas le plus important. Plus virulente qu’une grippette, la Covid-19 a également fait près de 2,5 millions de victimes à travers le monde, pour autant de familles endeuillées.

Face à la situation, les chercheurs et les laboratoires pharmaceutiques ont travaillé d’arrache-pied afin de mettre au point des vaccins. Il en existe plusieurs et de nombreux états ont lancé des campagnes de vaccination afin de protéger les personnes les plus à risque. Si la guerre n’est pas encore finie, nous semblons donc être sur le point de remporter une bataille décisive, et ce en dépit de l’apparition de nombreux variants.

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Faut-il craindre un nouveau coronavirus ?

Et ensuite ? Toute la question est là. Le SRAS-CoV-2 a prouvé que les coronavirus devaient être pris au sérieux. En conséquence, des chercheurs de l’Université de Liverpool au Royaume-Uni ont entrepris de déterminer s’il fallait craindre l’apparition d’un nouveau virus.

Il semblerait que ce soit le cas.

Pour tenter de répondre à cette délicate question, les chercheurs ont choisi de se focaliser sur le processus de transmission de ces virus, en déterminant combien de mammifères pouvaient héberger plusieurs souches de coronavirus et donc potentiellement donner vie à une nouvelle Covid.

Face à l’ampleur de la tâche, l’équipe scientifique a choisi de s’appuyer sur l’apprentissage automatique. Les résultats sont sans appel, les chiffres ont mis en exergue environ douze fois plus d’associations possibles que ce que nos observations avaient pu trouver.

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Une étude préoccupante

Autrement dit, le risque de voir arriver un nouveau coronavirus est environ douze fois plus important que prévu.

Il y a plus cependant. L’étude a également révélé qu’il y avait environ trente fois plus d’hôtes pouvant potentiellement héberger le SRAS-CoV-2 et l’aider à se recombiner. Pour quarante fois plus d’espèces pouvant potentiellement héberger des sous-genres de coronavirus.

Concrètement, si l’on en croit cette étude, alors le danger de voir apparaître un nouveau coronavirus serait bien plus important que ce qui avait été précédemment calculé. Si vous voulez connaître tous les détails de l’étude, vous pouvez la consulter librement ici.

Cela veut-il dire pour autant que nous sommes condamnés à faire face à d’autres pandémies dans un avenir proche ? Pas tout à fait.

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Une expérience qui nous aide à nous préparer aux futures pandémies

S’il ne fait aucun doute qu’il viendra un jour où l’humanité sera confrontée à une nouvelle situation de ce genre, il faut tout de même signaler que la Covid-19 nous a aussi beaucoup appris sur les modes de transmission de ces virus. Contrairement en mars dernier, nous savons comment le virus opère et nous sommes capables de nous en protéger en adoptant les gestes barrière et en nous assurant de porter un masque lorsque nous évoluons en société.

De leur côté, les laboratoires pharmaceutiques ont également pu étudier dans les grandes largeurs le virus, et la manière dont il infecte ses hôtes, ce qui leur a ensuite permis de développer des vaccins capables de limiter le risque de transmission avec un niveau de réussite élevé.

Reste que ce n’est évidemment pas une raison pour se laisser aller et pour prendre des risques inutiles. La Covid-19 est toujours là et nous devons tout mettre en oeuvre pour nous protéger.