Riyad s’invite dans le secteur de la technologie

Surtout connue pour ses investissements pétroliers et immobiliers, l’Arabie Saoudite vient récemment d’intégrer un autre marché, celui de la technologie. C’est avec SoftBank que l’émirat a décidé de créer une banque d’investissements qui pèsera à terme 100 milliards de dollars.

Si l’association peut surprendre, elle est surtout prometteuse pour le secteur de la technologie. Baptisés SoftBank Vision Fund, les fonds d’investissement s’inscrivent dans la diversification économique du projet Vision 2030 de Riyad.

Riyad Softbank

Riyad vient d’annoncer la création d’un nouveau fonds d’investissement.

La gestion des fonds du SoftBank Vision Fund revient à la Soft Bank et selon Masayoshi Son, cette alliance est l’expansion logique de la banque.

Un capital à l’image de l’émirat

Le principal soutient de cette alliance est l’Arabie Saoudite à travers son fond souverain PIF. Le pays va ainsi injecter une enveloppe de 45 milliards de dollars depuis son Fonds d’investissement public. Ce sera 25 milliards de dollars pour son associé. D’autres investisseurs de renom vont compléter les 30 milliards restants.

En se basant sur les chiffres de la NVCA, 100 milliards de dollars représentent la totalité des levées de fonds aux États-Unis sur une période de deux ans et demi. Ce qui en fait le plus gros investisseur du secteur de la technologie à hauteur de 20 milliards de dollars annuels.

Pour le royaume wahhabite, ce revirement à la nouvelle économie permet à son fonds souverain  de passer de 160 à 2 000 milliards de dollars. Cette initiative a été prise par le vice-prince héritier pour ne plus dépendre entièrement du pétrole et de l’immobilier.

Quant au conglomérat, cela entre dans une stratégie initiée depuis au moins 2012. À cette époque, SoftBank a racheté Sprint Nextel. En 2013, le groupe a acquis Supercell et Alderaban, renommé SoftBank Robotics depuis. C’est cependant son rachat controversé d’ARM, un rachat d’une valeur de 32 milliards, qui a le plus marqué le secteur des nouvelles technologies.

Cette association va faire date. D’un côté, c’est du jamais vu qu’une entreprise européenne procède à des investissements aussi agressifs. De l’autre côté, l’entrée de l’Arabie Saoudite dans ce marché va redéfinir le paysage et le rapport de force des principaux acteurs de l’informatique.