RoboBee, l’abeille robot de Harvard, prend son envol

Le laboratoire Harvard est connu pour travailler sur plusieurs projets innovants portant sur la robotique. En collaboration avec les chercheurs du MIT, cela fait maintenant une dizaine d’années que ses scientifiques travaillent sur le prototype d’un drone abeille.

Baptisée « RoboBee », l’abeille robot présente la particularité d’être vraiment minuscule, avec un poids d’à peine 260 mg, soit à peu près le quart du poids d’un trombone de taille normal ! Si cette taille microscopique est très impressionnante pour un robot, elle n’en reste pas moins handicapante, car dans le cas de RoboBee, sa petitesse ne lui permet pas d’embarquer ses propres batteries.

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Mais c’était sans compter la persévérance de ses concepteurs qui sont parvenus à apporter à RoboBee les améliorations nécessaires pour lui permettre de prendre enfin son envol.

Premier vol sans connecteur d’alimentation

Au tout début de son développement, RoboBee avait besoin d’un câble d’alimentation pour fonctionner, ce qui n’était pas très pratique lors des phases d’envol et d’atterrissage.

Mais à force de persévérance, les scientifiques de Harvard sont parvenus à résoudre une partie du problème.

Pour commencer, ils ont doté RoboBee d’une structure incroyablement légère. Ensuite pour supprimer le cordon d’alimentation, ils ont équipé le mini drone abeille de cellules solaires qui génèrent environ 120 milliwatts d’électricité. Les chercheurs expliquent que c’est un peu moins de ce qu’il faut pour allumer une seule mini ampoule LED sur une guirlande de lumières de Noël.

Grâce à ce procédé, RoboBee a pu effectuer son tout premier vol sans câble d’alimentation en août 2018 ! Le minuscule drone ne s’est cependant envolé que le temps de quelques secondes à peine, avant de retomber sur le sol. Ses concepteurs estiment cependant que c’est une véritable première qui leur donne beaucoup de courage pour la suite des recherches.

Les améliorations continuent pour RoboBee

Après avoir fait l’objet de plusieurs mises à niveau, RoboBee avait été rebaptisé « RoboBee X-Wing » par ses concepteurs.

Ces derniers l’ont notamment doté d’une paire d’ailes supplémentaires (lui conférant ainsi quatre ailes), ce qui a permis d’augmenter sa puissance de décollage de 38 %. À cela s’ajoutent les cellules solaires qui pèsent en tout et pour tout 10 mg à peine.

À terme, les scientifiques espèrent un jour pouvoir programmer RoboBee X-Wing pour la pollinisation, même s’ils admettent que cela prendra encore plusieurs années avant d’y parvenir. Les recherches continuent donc pour perfectionner cette mini technologie innovante qui permettra indéniablement de faire de grandes choses dans le futur.