RomUniverse ne veut pas payer les 15 millions de dollars demandés par Nintendo

Nintendo a demandé 15 millions de dollars à RomUniverse, accusant ce dernier d’avoir proposé des jeux piratés. Le propriétaire du site réfute néanmoins les accusations et n’entend payer aucune compensation financière.

Le géant nippon du jeu vidéo prend régulièrement des mesures contre les sites et services pirates. À cet effet, il a poursuivi en justice plusieurs sites proposant des jeux piratés, dont RomUniverse. À noter que l’action en justice initiée contre ce site de partage de fichiers ROM remonte à deux ans. Nintendo l’accuse effectivement d’avoir favorisé la violation massive du droit d’auteur de plusieurs de ses jeux. Le numéro un des consoles portables a ainsi déposé une plainte auprès d’un tribunal de Californie.

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Nintendo reproche notamment à RomUniverse de profiter de cette violation de propriété intellectuelle pour vendre des comptes premium. Ces derniers permettaient aux utilisateurs de télécharger des jeux en illimité.

RomUniverse se défend

Vivant à Los Angeles, Matthew Storman réfute toutes les allégations ainsi que la demande de Nintendo de payer la somme de 15 millions de dollars à titre de dommages et intérêts. L’administrateur du site a décidé de plaider sa cause devant le tribunal sans se faire représenter par un avocat. Pour lui, RomUniverse n’a enfreint aucune loi et ne devrait payer aucun dommage.

Storman ne nie pas sa participation dans le fonctionnement du site. Cependant, l’administrateur se considère comme un simple fournisseur de services ne faisant pas réellement partie du forum. Il estime même devoir bénéficier de la protection du DMCA ou la loi américaine contre les violations du droit d’auteur.

Storman estime que Nintendo n’est plus le propriétaire des fichiers. Citant la Doctrine de la première vente dans le droit américain, l’opérateur rappelle que celui qui achète un produit peut le vendre ou le détruire.

Nintendo ne lâchera pas l’affaire

« Les infractions de monsieur Storman étaient sans aucun doute délibérées. Il admet, par exemple, qu’il a téléchargé des fichiers ROM piratés – identifiés comme des contenus des jeux vidéo de Nintendo – sur RomUniverse, et qu’il a obtenu ces données à partir d’autres sites pirates », a expliqué la firme nippone qui espère résoudre le litige rapidement.

Au cas où le tribunal se rangerait du côté de Storman, Nintendo entend poursuivre la bataille juridique en déployant son armada d’avocats contre l’opérateur de RomUniverse.

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