Ross 128, une exoplanète susceptible d’abriter la vie ?

En fin 2017, les chercheurs ont annoncé une découverte passionnante : une exoplanète nommée Ross 128 b, située à “tout juste” 11 années-lumière de la Terre (la deuxième exoplanète la plus proche de la Terre), et qui pourrait être habitable.

La recherche effectuée sur l’exoplanète a été maintenant publiée dans l’Astrophysical Journal Letters et elle révèle plusieurs caractéristiques de Ross 128 b, qui renforcent les chances que la planète soit capable de supporter la vie.

Sauver Terre

L’étude de l’étoile hôte de Ross 128 b

Pour réaliser l’étude, une équipe de scientifiques, dirigée par Diogo Souto de l’Observatoire Nationale du Brésil, a analysé l’étoile hôte de la planète – Ross 128 – pour déterminer pour la première fois les quantités de différents produits chimiques qui se trouvent à l’intérieur. Ce type d’analyse peut aider les chercheurs à estimer la composition des planètes entourant les étoiles, ce qui leur permet de déterminer à quel point elles sont semblables à la Terre.

Pour ce faire, une nouvelle technique développée par Souto a permis aux scientifiques de mesurer l’abondance chimique du carbone, de l’oxygène, du magnésium, de l’aluminium, du potassium, du calcium, du titane et du fer à l’intérieur de Ross 128, à l’aide de l’instrument APOGEE du Sloan Digital Sky Survey. Cet instrument peut mesurer la lumière infrarouge autour d’une étoile – le spectre dans lequel Ross 128 est le plus lumineux.

Quelles implications pour Ross 128 b

En utilisant ces nouvelles données, les scientifiques ont pu faire une estimation du rayon de l’exoplanète Ross 128 b – quelque chose qui ne peut pas être mesuré directement à cause de la façon dont la planète est orientée par rapport à l’étoile. Ces estimations indiquent que la planète devrait être rocheuse comme la Terre et non composée de gaz, comme Neptune ou Jupiter.

Enfin, connaître le rayon de Ross 128 b a permis à l’équipe de déterminer la quantité de lumière et de chaleur de son étoile hôte qui atteint la planète. Leurs découvertes ont montré qu’il s’agit probablement d’une planète tempérée située dans la « Goldilocks Zone » – la région habitable autour d’une étoile où la température est juste suffisante pour que l’eau liquide existe en surface, condition essentielle à la vie telle que nous la connaissons.

“Bien que Ross 128 b ne soit pas la jumelle de la Terre, et nous ne savons pas encore son activité géologique potentielle, nous avons pu renforcer l’argument selon lequel c’est une planète tempérée qui pourrait potentiellement avoir de l’eau liquide à sa surface”, a déclaré Souto.