Le Royaume-Uni pense aussi à utiliser la propulsion nucléaire dans l’espace

Selon Rolls-Royce et l’UKSA (UK Space Agency), en ayant recours à la propulsion nucléaire, les vaisseaux spatiaux pourraient voyager beaucoup plus vite qu’avec la propulsion chimique. Le mardi 12 janvier dernier, les deux entités ont donc décidé de lancer une étude sur l’utilisation de cette technologie qui pourrait révolutionner l’exploration spatiale.

Si Rolls-Royce et l’Agence spatiale du Royaume-Uni ont choisi de s’intéresser à la propulsion nucléaire, c’est parce que cette technologie pourrait permettre de réduire considérablement la durée des voyages spatiaux. Atteindre Mars pourrait ainsi se faire en seulement quatre mois au lieu de huit.

Crédits Pixabay

Grâce à la propulsion nucléaire, les astronautes pourraient donc passer moins de temps dans l’espace. Ils éviteraient de ce fait une exposition prolongée aux radiations, connues pour leurs effets nocifs sur la santé.

Un concept qui changera la donne ?

À noter que pour le moment, les deux nouveaux collaborateurs n’en sont qu’au stade des recherches. Dans les prochaines années, ils espèrent toutefois que leur étude contribuera à réaliser d’importants progrès dans le domaine des vols spatiaux.

« L’énergie et la propulsion nucléaires spatiales sont un concept qui change la donne. »

Graham Turnock, DG de l’UKSA

Toujours selon lui, ils pourraient très bien faciliter les prochaines missions spatiales qui conduiront les astronautes vers Mars et encore plus loin. Chez Rolls-Royce, les responsables semblaient également des plus confiants.

« Nous pensons qu’il y a une compétence de niche au Royaume-Uni dans ce domaine et cette initiative peut renforcer notre solide réseau nucléaire et notre chaîne d’approvisionnement. »

Dave Gordon, un responsable au sein de l’entreprise

Pour relancer l’économie après le passage de la Covid-19

De son côté, le gouvernement britannique semble également se réjouir du nouveau partenariat. De cette collaboration pourrait en effet découler de nombreux emplois. Il s’agirait alors d’une aubaine pour le Royaume-Uni, surtout après la crise causée par l’épidémie de Covid-19. D’après Amanda Solloway, ministre des Sciences du gouvernement britannique, ce type de collaboration devrait permettre de relancer l’économie du pays.

Cette nouvelle alliance pourrait en outre contribuer à faire « progresser les vols spatiaux britanniques » en mettant notamment en avant « des innovations pionnières ». La ministre a enfin ajouté que ce contrat conclu entre Rolls-Royce et l’UKSA devrait contribuer à envoyer leurs futurs astronautes dans l’espace « plus rapidement et plus longtemps ».

Mots-clés espace