RunKeeper traquerait-il nos déplacements ?

RunKeeper compte des millions d’utilisateurs à travers le monde et c’est d’ailleurs ce qui a poussé Asics à signer un chèque de 85 millions de dollars pour acquérir son éditeur en février dernier. La célèbre marque de sport risque cependant de s’en mordre les doigts car le Conseil des Consommateurs Norvégiens a décidé de déposer plainte contre l’application.

Contre elle, mais aussi contre son éditeur car ce dernier aurait enfreint les lois européennes en matière de protection des données.

RunKeeper

RunKeeper serait un peu trop curieux et l’application revendrait même nos données aux annonceurs.

RunKeeper, comme toutes les applications de running, est capable de suivre les déplacements des utilisateurs à la trace pour enregistrer leurs courses et calculer la distance parcourue.

RunKeeper serait-il un peu trop curieux ?

Le fonctionnement de l’outil est plutôt simple puisqu’il suffit d’appuyer sur un bouton pour démarrer l’entrainement. Une fois la session terminée, il ne reste plus qu’à appuyer sur le bouton « stop » pour lancer le calcul de l’itinéraire et connaître la distance parcourue, la vitesse moyenne ou même le nombre de calories brûlées durant la session.

Mais quel est le problème alors ?

Selon le CCN, RunKeeper aurait tendance à se montrer un peu trop curieux. Ce n’est même rien de le dire car l’application ne suivrait pas uniquement les déplacements de ses utilisateurs durant leurs entraînements.

Non, en réalité, l’outil les suivrait à la trace… tout le temps. Le pire reste à venir car les informations obtenues par l’application seraient ensuite revendues à des annonceurs, par le biais d’une entreprise du nom de Kiip.me, une entreprise spécialisée dans le mobile advertising.

Ces accusations sont très graves, certes, mais ce n’est pas la première fois que le CCN épingle une application pour ses raisons-là. Tinder s’était lui aussi fait taper sur les doigts l’année dernière.

Quoi qu’il en soit, Finn Myrstad, le directeur de la division numérique du Conseil des Consommateurs Norvégiens, n’a pas mâché ses mots. Il estime en effet que RunKeeper a violé de nombreuses lois sur la vie privée et il compte bien tout mettre en oeuvre pour que l’entreprise soit condamnée.

Oui mais voilà, le problème, c’est que la société ne possède aucune filiale en Europe. Les autorités ont donc un pouvoir limité et elles risquent de ne pas pouvoir lui imposer des sanctions.

Mots-clés insoliterunkeeper