En Russie, des gens ont attrapé le H5N8

Depuis un peu plus d’un an maintenant, toute notre attention est accaparée par la Covid-19. Alors que cette maladie ne finit pas de faire parler d’elle, un autre virus fait actuellement la une des médias. Il s’agit de la souche du H5N8 et elle est à l’origine de la grippe aviaire.

On sait que cette maladie se transmet rarement à l’Homme. Bien entendu, il existe des exceptions comme le H5N1 ou le H7N9. Eh bien, on a appris que le H5N8 avait récemment contaminé des gens en Russie. Cette information a été confirmée par le gouvernement russe à travers un communiqué publié le 20 février 2021.

Un groupe de poulets domestiques
Photo de Xuân Tuấn Anh Đặng. Crédits Pixabay.

La Russie en a immédiatement informé l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des personnes travaillant auprès de volailles

Cette information est pour le moins surprenante. En effet, c’est la première fois que le H5N8 contamine des humains. Ce virus ne se transmettait auparavant que chez les oiseaux. D’après la Russie, ce virus a contaminé 7 personnes dans le sud du pays. Ces derniers travaillaient tous dans une usine de volaille.

« Les informations préliminaires indiquent que les cas signalés concernent des travailleurs exposés à des envolées d’oiseaux. »

Bien qu’elle soit mortelle pour la volaille, la grippe aviaire causée par le H5N8 ne semble pas présenter de réels dangers pour les humains. Les personnes qui ont été testées positives à cette maladie en Russie ne présentaient aucun symptôme. 

« Ils étaient asymptomatiques et aucune transmission interhumaine n’a été signalée. »

Ces patients se porteraient actuellement bien.

Les risques de transmissions à l’Homme sont faibles

Alors qu’on peine encore à s’en sortir avec la Covid-19, serait-ce le signe d’une nouvelle pandémie à venir ? Eh bien, à en croire les ministères de l’Agriculture et de la Santé en France, il n’y aurait rien à craindre. Après l’annonce de la Russie, ils ont publié un communiqué qui se veut rassurant.

« Aucune des analyses réalisées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) n’a montré de propriétés laissant craindre un risque de transmission à l’Homme du virus de l’influenza aviaire présent sur des volailles en France », lit-on.

Toutefois, pour écarter tous les risques, ils prévoient quand même de mener des études plus poussées.

« Les résultats de la comparaison des séquences du virus russe et des virus circulants sur notre territoire seront communiqués dès que possible », ont-ils déclaré.

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